‹ Japon, Indo-ChineChapitre 42 sur 101 · L'UN · texte numérisé non relu

L'UN

\iuces : Zcmmal, Lanschan , Pasak et Louang Prnhbang, le gouvernement est entre les mains de princes héréditaires, tjui portent le titre de tschao-peia ou tschob-wa ( en birman ), et doivent être considérés non pas comme des fonctionnaires sous la dépendance immédiate du kong-Louang, mais comme des vice-rois tributaires. Il en est de même des pays malais, à l'exception toutefois de Patani, qui forme une province immédiate de rEmpire. Les Chinois sont exemptésdu service des corvées, moyennant un impôt personnel. Les revenus de l'État de Siam sont évalués à 22 millions de piastres. Il n'existe pas de milice régulière, parce que le despote craint de voir éclater des révoltes dans l'armée; des troupes indisciplinées forment I.» garde de l'autocrate, qui, en cas de besoin, sait en peu de temps mettre sur pied une armée, qui alors est composée en majeure partie de fantassins armés d'epees, de lances ou de mousquets.

Bangkok, située à peu de distance de l'embouchure du âtenam , est la capitale du royaume, et peut être considérée comme la ville la plus grande et la p'us peuplée des pays de l'Inde postérieure ; elle compte, dit-on, quatre cent nulle habitants dont les neuf dixièmes sont chinois [I). Outre les villes deja citées de .lyouthia, avec cent vingt mille habitants, et de Tschanfabon, l'État de Siam proprement dit n'a pas de villes importantes.

En Laos il y a des villes passablement bien ueuplées : Zemmaï , nommée par les Tnai de Siam Tschengtnal , avec vingt-cinq mille habitants : c'est le centre du commerce de Siam avec la Chine et rEmpire Birman -, Ijinschan , autre ville des principautés de Laos , située sur le Maikhong, etc.

(i) Nous nous défions de ers évaluations dans ce» régions à demi barbares de IVxlrL-ine Orient, où les préjugés, les habitudes locales et l'imperfection des moyens d'administration ne permettent que d'assez vagues approximations. La population du Bangkok doit cependant être tres-considérable.

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