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rains légitimes de l'embouchure du Naaf et de File , se contentant d'avoir chassé le poste qui occupait Shâpourie, y arborèrent leur étendard, et se retirèrent. — L'Ile fut de nouveau occupée par les troupes anglaises au mois de novembre suivant. — Des explications furent demandées et des négociations entamées pour la fixation des limites; mais bientôt (en janvier 1824) une intervention armée, dont le but était de replacer sur le petit trône de Katehar le radjah Govind Tchander, qui avait été déposé et avait cherché un refuge dans les États birmans, amena une rupture définitive.
Pour comprendre l'importance de cet incident, véritable goutte d'eau qui faisait déborder le vase, il ne faut que jeter les yeux sur la carte et se rappeler le rôle politique que les Birmans jouaient depuis plusieurs années dans les petites
[mncipautésavoisinant Assam d'un côté, es provinces anglaises du nord-est de l'autre. — Ils étaient déjà souverains d'Arakân, maîtres absolus dans Y Assam; et de jour en jour leur ambition, aussi turbulente qu'orgueilleuse , leurs prétentions à la suzeraineté des petits Etats qui les séparaient encore du Bengale, leurs incursions répétées jusque sur le territoire britannique, sous prétexte de se saisir de sujets réfractaires, augmentaient les difficultés que présentent toujours les questions de. limites, et indiquaient de la part des Birmans un insolent et prochain appel aux chances suprêmes de la guerre. Ce fut la succession disputée au trône de Katehar qui en fournit le prétexte. — Le récit exact des petites convulsions politiques qui avaient amené ce déplorable état de choses, dont les Anglais et les Birmans cherchaient à tirer parti , dans l'intérêt de leur domination, serait probablement impossible : il faut se borner à enregistrer quelques faits, les uns certains , les autres probables, que nous révèlent l'étude et la comparaison des pièces officielles ou des récits les plus dignes de foi. — Voici donc, en quelques lignes, ce qui s'était passé au sujet de Katehar.
Mardjtt-Singh , l'un des princes de Mannipour, avait trouvé asile chez les Birmans, et avec leur assistance il chassa
son frère aîné, Tchardjtt-Singh, de Mannipour, et devint radjah a la condition de payer tribut aux Birmans. Chassé à son tour par les Birmans en 1819 , il se dirigea sur Katehar avec cinq mille de sesadhérents,attaquaGoundTchander, radjah de ce pays, et avec l'aide de son frère Gombir-Singh , qui avait trouvé refuge comme lui chez les Birmans, et commandait une partie des troupes , il détrôna ce prince, et se mit à sa place. — Les deux frères se disputèrent bientôt le pouvoir suprême : les Anglais intervinrent, dans le but de pacifier avant tout le pays et avec le but ultérieur de concilier lés prétentions rivales des princes de Mannipour et les intérêts légitimes de Govind-Tchander; mais les Birmans, qui avaient pris sous leur protection Go\ ind-Tchander, voulurent le replacer de vive force sur le Gaddu de Katehar, envoyèrent l'ordre positif au radjah du petit Etal voisin de Djin-
Sa, placé sous le protectorat anglais, > se reconnaître dépendant d'Assain et sujet d'Ava,et menacèrent d'envahir le territoire anglais, de s'emparer de Dhacca et de Mourshedabab(l), etc. — Ils demandèrent , avant tout, qu'on leur livrât les trois chefs fugitifs de Mannipour, Tchardiit-Singh, Mardjit-Singh et Gombir-Singh, et déclarèrent qu'ils viendraient les prendre partout où ils pourraient les trouver (2). — Dans ces cir-
(i) Ils prétendaient pouvoir revendiquer ces provinces, comme anciennes dépendances d'Arakân.
(a) En i8a5 les Birmans furent chassés de Mannipour, et Gombir-Singh placé sur le trône par les Anglais. — Il est mon en 1 8 14 » et sou fils Kirta Singh lui a succédé. Vers la même époque, Govind Tchander fut réinstallé à Katehar, sous la protection du gouvernement anglais, et les princes ou chefs de Mannipour pensionnés. Goviud-Tchandci fut assassiné en 1 83o, à l'instigation, dit-on , de Gombir-Singh , et avec lui s'éteignit la race royale de Katehar. — Le pays est passé en grande partie sous la domination directe des Anglais.
Katehar et Mannipour avaient été conquis en 1774 par les Birmans, et se trouvaient depuis cette époque dans la dépendance plus ou moins absolu* d'Ava. Katehar est borne au nord par Assam, à l'est par Mannipour, au sud par Sylhet, à l oue»! par l« pays de Djinlyà.
L'UNIVERS
constances, la guerre devenait inévitable.
Le 5 mars, le gouverneur général , lord Amherst, auquel son prédéees*eur semblait avoir léjjue cette guerre (I; , se vit contraint de publier une proclamation qui déd irait V gouvernement d' A va ennemi de la Grande-Bretagne, et qui enjoignait à tous les sujets de S. M. britannique, soit européens, soit indigènes, de cesser toute communication avec les sujets de l'empereur birman jusqu'à ce que réparation eût été obtenue. — « Le « silt-nce étudié de la cour d'Amera- « potin », disait le gouverneur général, « aussi bien que l'ensemble et l'impor- « tance des mesures prises par ses offi- « ciers, ne permettent plus de douter « que les actes et déclarations des au- « torités subordonnées soient sanction- • nés par leur souverain. — Le gouver- « neur général en conseil se sent donc « impérativement appelé, pour la tû- « reté des populations et la protection « de nos frontières, déjà alarmées et in- « sultées par l'approche des armées bir- « mânes, à prévenir l'invasion dont « notre territoire est menacé. — L'hon- « neur et l'intérêt national demandent « évidemment que satisfaction soit exi- « gée pour une conduite aussi outra- « géante et si insolemment persévé- « rante , et que nous arrachions par la
( i ; •• Les plus ambitieux parmi les gouverneurs généraux de l'Inde n'avaient pas songé i étendre l'empire de ce côté. Lord Hastings, à la fin de son administration, avait soigneusement évité la lutte, en affectant de rejeter sur l'imposture les torts d'une provocation indirecte , mais menaçante (a). Cependant lord Amherst , le plus modéré , le plus pacifique de ces vices-rois, fut obligé, peu de temps après , d'ajouter à l'empire déjà si énorme des Indes anglaises de vastes provinces couvertes pour la plupart de forêts impénétrables,
riresque désertes, malsaines, eu dehors des imites naturelles de cet empire Il était
absolument nécessaire d'interposer celle barrière entre les paisibles sujets de la Compagnie et leurs barbares voisins, etc. » (Revue des deux Mondes, 184 1 : — Progrès de la puissance anglaise en Vkùtê et dans l'Inde en 1840.)
(a) « Lord HaatiiiRs renvoya au souverain birman
le» pièce* qui avaient été »aMe» et qui prouvaient se* intention* hotttle*. en l'apurant qu'il ne lui lerail pas l'injure de regarder ce» documenta connue émane» de son autorite. »
« force des armes ces garanties contre « toute insulte ou agression futures, « que nos expostulations et nos remon- « trances amicales n'ont pu obtenir de • l'ambitieuse arrogance du gouverne- « ment birman. »
La guerre dans laquelle, cette fois, le gouvernement anglais allait s'enga-
§er était, il faut en convenir, une guerre éfensive. C'était, de plus, une guerre sérieuse, beaucoup plus sérieuse qu'il n'avait été possible ae le prévoir; car lorsqu'il fallut s'occuper des moyens de la commencer et de la pousser avec vigueur on s'aperçut avec étonnement
3ue le gouvernement ne possédait que es renseignements très-incomplets sur le pays, sur les routes et les passes par lesquelles on pouvait y pénétrer, sur sa population , ses ressources , et que personne n'avait encore songé au plan de campagne qu'il était lé plus convenable d'adopter , a l'époque la plus favorable pour commencer les opérations ; qu'enfin , malgré les avertissements donnés déjà depuis longtemps par les circonstances, la question n'avait jamais été étudiée! — On pensa d'abord à attaquer du coté d'Arakân; mais ce pays était trop malsain pour en faire la base des opérations, et on se détermina enfin , au commencement de mai, à embarquer un corps de troupes considérable, a Port- Cornwallis, sous les ordres du major général sir Archibald Campbell et du commodore Grant. Cette expédition arriva le 10 mai devant Rangoun, dont elle s'empara le 11, presque sans coup férir. Un fort détachement avait été envoyé contre l'île de Tchédouba , située au sud d'Akyab, sur la cote d'Arakân, et un autre pour occuper Négrais , à l'entrée de Tira waddy. Le double but fut atteint; mais il se trouva (dit P. Auber dans son livre intitulé : Rise and progrès* of the british power in India ; 2 vol. i»-8u , Londres, 1837 ) que l'Ile Négrais ne valait pas la peine d être occupée! — Le 10 juin les stockades (redoutes palissadées ) de l'ennemi a Kemmundine, (A yi-myen taing, selon la prononciation birmane), furent enlevées: l'armée s'avança le long du fleuve, que la flottille anglaise remontait en même temps. — Le Ier juillet les Birmans attaquèrent sur toute la ligne, mais furent repous-
IJN DOsés ; et dans un autre engagement , qui eut lieu I08, ils perdirent beaucoup de inonde. Cette position de Kemmundine dont ils avaient été chassés une première fois, mais qu'on leur avait laissé occuper de nouveau, leur fut reprise; et cette fois les Anglais comprirent la nécessité de s'y maintenir (I). lin bateau a vapeur qui accompagnait la flottille anglaise fut d'une grande utilité. On raconte a ce sujet que les Birmans, d'après une ancienne tradition, croyaient que leur capitale serait imprenable jusqu'à ce qu'un vaisseau pût remonter l'Irawaddy sans rames et sans voiles ! La lutte sur le fleuve tut aussi obstinée que sur terre, et les brulôts lancés par les Birmans, et d'incessantes attaques de leur bateaux plats auraientfait grand tortàla flottille, sans l'intervention miraculeuse de ce steamer (armé dans l'Inde par un simple particulier), qui portait la terreur, le désordre et la destruction partout où il se montrait. Étonnés et alarmés du bruit de ses roues , de leur action mystérieuse et des colonnes de fumée qui s échappaient de son sein , les braves mariniers birmans virent avec désespoir la plupart de leurs embarcations fracassées et coulées bas ; l'armée birmane, qui avait disputé le terrain pied à pied , précipita sa retraite dans l'intérieur, mais pour se reformer dans une position avantageuse, et y attendre les Anglais.
Cependant , sur la côte de Tenasserim , les importantes positions de Tavoy et de Mergui étaient tombées au pouvoir des forces britanniques ; et le 30 octobre une expédition partie de Rangoun, sous les ordres du colonel Godwin, avait pris possession de Martaban, autre point de grande importance; en sorte que toute la côte birmane se trouvait soumise avant la fin de l'année 1824. A Rangoun même et dans le voisinage les affaires n'étaient pas , à beaucoup près, aussi avancées, puisque le l#r décembre sir Archibald Campbell avait en téte le célèbre Bandoula avec plus de cinquante millehommes bien retranchés, et
(t) Thaongba-wounghy, qui commandait aux sept Mockades, le 8 juillet, »'y comporta bravement , et y fut tué. — Le roi en apprenant «a mort s écria , dit-on : « L'imberile! « pourquoi ne s'était-il pa» enfui ! »
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qu'il était obligé d'emporter leurs retranchements d'assaut! Le généralis- • sime birman avait été rappelé de Tchittagong, où il venait de remporter un avantage considérable sur les forces anglaises qui lui avaient été opposées à Hamou, et d'où les habitans de Calcuta s'attendaient, non sans les plus vives appréhensions, à le voir fondre sur le Bengale, alors très-dégarni de troupes. Un autre corps birman, dans le Silhet, fut forcé de battre en retraite devant la brigade aux ordres du colonel Jones. Il était aisé de pressentir que les grands efforts, que la lutte suprême allaient se rapprocher du cœur de l'empire. Après quel* ques manœuvres et quelques engagements de détail destines à assurer complètement sa base d'opérations , sir A.
Campbell se prépara, en février 1825, à s'avancer avectoutesses forces de Rangoon sur Prôme.
Le général Cotton prit les devants avec la flottille, sous les ordres des capitaines Alexander et Chads, et se trouvait le 6 mars à deux milles au-dessous de Donabiou , situé sur la rive droite de Tira waddy (I), où l'armée birmane s'était retranchée. Il fit débarquer ses troupes, et un fort détachement, sous les ordres d'un colonel, reçut l'ordre d'attaquer la position. La première ligne de retranchements fut enlevée après une vive résistance; mais à la seconde les dispositions avaient été si bien prises par I ennemi et les obstacles à surmonter se trouvèrent tellement redoutables, qu'après avoir essuyé une perte énorme, la colonne d'attaque fut obligée de se retirer. Les troupes se rembarquèrent , et le général Cotton attendit des renforts. Le général en chef, aussitôt qu'il apprit ce grave, échec, se rapprocha de Donabiou, qu'il avait dépassé dans la persuasion que les forces aux ordres du général Cotton suffiraient pour le réduire , mais qu'il sentit la nécessité d'attaquer en règle. Ce ne fut que le 27 mars qu'on put commencer à élever les batteries, et elles ouvrirent leur feu le 1er avril. Le 2 au matin ou apprit dans le camp anglais que le brave Bandoola, le seul chef habile que la cour d'Ava pût opposer à son redoutable
(i) Dennophiou, selon la prononciation birmane. Crawfïird écrit Danulyn.
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ennemi, venait d'être tué d'un éclat d'obus ( l ) ! La garnison de Donabiou, consternée de la perte de son général , se débanda, malgré les efforts de ses chefs. Le Dieu des batailles se déclarait pour les Anglais; les Birmans se mirent en retraite. Le général Campbell prit possession de Donabiou, et continua sa marche sur Prôme, où il entra le 25 avril. Il y prit position, et eu fit sa seconde base d'opérations. Les hostilités continuaient pendant ce temps dans le nord et dans l'ouest. Kungpour, capitale d'Assam, se rendit le 1er juillet au colonel Richards, et les Birmans évacuèrent entièrement cette province. Du côté de Man-' nipour ( située à deux cents milles environ dans l'ouest de la capitale d'Ava) s'avançait le général Shuldam, et le général Morrison s'emparait dePaucien royaume d'Arakân, après avoir défait le corps d'occupation birman dans plusieurs rencontres sanglantes.
On put croire et on crut en effet, au mois de septembre , que la paix allait se conclure, des propositions à cet effet ayant été portées au général en chef par des ofliciers birmans, au nom du premier ministre. Il résulte même des relations officielles qu'une sorte de traité
E reliminaire fut échangé le 17 septemre entre ces officiers et deux délégués de sir A. Campbell ( le lieutenant-co-
(i) Crawfurd ne nous donne pas une haute opinion de te fameux général. — BandouLa, au moment de sa mort, était âgé d'environ quarante-cinq ans. — C'était un bel homme, et se* traits avaient une expression remarquable. — On le disait honnête homme, rare
51 un 1 1 : »'■ pour un courtisan birman ! — Craw urd prétend que, comme tous les autres généraux birmans , il n'exposait jamais volontairement sa personne dans l'action. — Il maintenait la discipline dans son armée par une sévérité presque toujours entachée de barbarie. — Ses talents comme chef militaire paraissent avoir été fort exagérés par la plupart des narrateurs anglais. — Nous aurons occasion de donner quelques détails sur ce singulier personnage, en parlant de la cour d'Ava. — Quand il fut tué, le commandement de l'année fut offert à son frère, qui le refusa et s'enfuit à Ava, où il fut exécuté, par ordre du roi, une demi-heure après son arrivée, nou pas tant pour avoir quitté son poste que pour «voir refusé l'honneur du commandement.
lonil Tidy et le lieutenan. Smith), à Miady (1). place située sur la rive gauche du fleuve, trente milles environ au-dessus de Prôme. Il était stipulé dans cette convention que les hostilités cesseraient du 17 septembre au 17 octobre; que le premier ministre d'Ava se rencontrerait avec les autorités anglaises le 2 octobre à l'effet d'ouvrir des négociations pour un traité définitif; qu'une ligne de démarcation serait tirée, et que, comme le rang et la dignité du premier ministre ne permettaient pas qu'il se mît en marche sans une escorte de cinq cents hommes armés de fusils et de cinq cents autres armés de sabres, le commandant en chef de l'armée anglaise se ferait escorter d'un nombre égal , s'il le jugeait nécessaire. L'entrevue eut lieu, en effet, le 2 octobre ; mais elle n'aboutit qu'à la reprise des hostilités, le roi ayant absolument refusé de ratifier toute convention qui aurait pour base la cession d'une partie quelconque du territoire ou le payement d'une indemnité de guerre. — La saison des pluies avait arrêté les opérations. Les provisions et munitions de toute espèce arrivaient à l'armée anglaise, à Prôme, de Rangoun , en remontant l'Irawaddy sous la protection de la flottille armée, commandée par le capitaine Alexander.
Cependant les Birmans avaient mis à profit l'interruption causée par la saison pluvieuse et les délais calculés dus à de vaines négociations. Une armée de soixante mille hommes, réorganisée par les derniers efforts de la cour d'Ava, sous le commandement d'un vieux général, Maha-Nemiou ( iïemyo ■ descendant du soleil !\ digue au moins par sa valeur de succéder à Maha-Bandoula , s'avança sur Prôme avec l'espoir de culbuter les Anglais dans le fleuve. Leur attaque fut habilement et sagement conduite; et les positions que prirent les Birmans, se retranchant et s entourant de redoutes a mesure qu'ils avançaient sur les deux rives de l'Irawaddy, montrait en eux une entente de la guerre, une intelligence et un sang froid qui firent
(i) Meadaj : sur la carte de Rerghau*. Probablement mi-aday ou blyétlè ( selo« Crawfurd ), approche beaucoup de la prononciation birmane de ce nom.
cette fois encore l'admiration de leurs ennemis. Une forte reconnaissance envoyée à leur rencontre paya de la mort de son chef, le colonel Mai- Dougal, les renseignements qu'elle obtint sur la marche et la force de l'armée birmane, et d'it se replier rapidement sur le quartier général. Enfin, le décembre 1825 sir A. Campbell quitta Prôme pour attaquer la grande armée birmane. Il avait formé la sienne en deux divisions, Tune, celle de droite , placée sous les ordres du général Cotton; l'autre, celle de gauche, dont il s'était réservé le commandement. La division de droite fut la première engagée, à Simbike (Simba'ik ) distant de Prôme de onze milles anglais environ, et enleva les stockades échelonnées de l'ennemi, malgré une résistance furieuse, qui dura deux jours.
Les Birmans perdirent toute leur artillerie et tout le matériel de leur armée. La division du général Campbell se mit à la poursuite des Birmans, et les mesures prises se concertèrent si bien avec les opérations de la flottille, que les forces birmanes sur la rive gauche de Flrawaddy furent entièrement dispersées, et que toute leur artillerie, leurs munitions et leurs approvisionnements tombèrent au pouvoir des Anglais. La division du général Cotton fut portée par la flottille, le 5 décembre, sur la rive opposée , enleva les retranchements qui protégeaient la portion de l'armée birmane qui avait manœuvré sur cette rive, et mit les Birmans dans une déroute complète, après leur avoir tué beaucoup de monde (l). Sir A. Campbell ne perdit
(i) Nous avons suivi , en général , dans cette partie de notre résumé les indications données par P. A liber; mais nous sommes porté à croire
3ue dans cette dernière grande affaire, comme ans la plupart des actions de quelque importance déjà mentionnées , la courageuse résistance des Birmans a été grandement exagérée. — Crawfurd entre à cet égard dans des détails qui aous ont semblé concluants. — ( Voir
S. 7a, 73 et 74 de sou i*r vol. ) — A l'affaire e Simbike, c'est à-dire le i*r décembre, on trouva parmi les blessés une jeune fille de quinze ou seize ans, habillée en homme. — C'était, à ce qu'il parait , une de ces femmes qui *e croient inspirées, et que les Rirmans désignent par le nom de Nat-Kadau : esprits ou génie* ( Nat) lamelles. — Un certain nombre
J8« Livraison. (Ihdo-Chihb. )