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pas un instant pour marcher sur la capitale : il atteignit Mîady le 19, et prit position à cinq milles environ de Patanogah (ou, selon Crawfurd, Pafnnago), vis-à-vis MeUoune{\)^ où l'ennemi avait rallié et concentré toutes ses forces. Le 26 ils envoyèrent un parlementaire. Le 1er janvier 1826 il y eut une conférence où les délégués birmans ne purent se résoudre à admettre le principe de l'indemnité de guerre et de la cession d'une portion du territoire : cependant, le 3 ils parurent comprendre la nécessité de céder, et signèrent le traité devenu célèbre , depuis sa ratification tardive, sous le nom de traité Xlandabô. En vertu de ce traité Arakân, Mergui , Tavoy et Yéh étaient cédés à la Compagnie. Assam , K atchar et Mannipour seraient administrés par des princes du choix du gouvernement anglais, et un crore de roupies (2) serait payé par le souverain birman comme indemnité pour les dépenses de la guerre.
Le traité devait être ratifié par le roi , et la ratification remise au camp anglais dans le délai de quinze jours. Les plénipotentiaires birmans ne croyaient pas eux-mêmes , malgré leurs protestations, à la ratification royale; et ils essayaient de déterminer sir A. Campbell à se replier sur Prôme. Le 18 était le terme fatal. Le traité ratifié n'avant pas paru ce jour-là, les batteries anglaises commencèrent le 19 leur feu sur les positions occupées par l'ennemi. Malaôn fut attaqué et pris. Un engagement général eut heu le 25; et les Birmans, mis de nouveau en déroute, laissèrent le général anglais continuer sa marche sur Amarapoura. Un docteur Price, missionnaire
de ces malheureuses fanatiques avait clé mis en réqnisition par le gouvernement birman pour augmenter par leur présence le courage des soldats , et dans l'espoir quêteurs conjurations accéléreraient la défaite et la destruction de l'armée ennemie. — La pauvre blessée reçut tous les soins que son état exigeait, et en témoignait sa reconnaissance d'une manière touchante; mais elle mourut une demi-heure après être tombée entre les mains des Anglais. (Voir Crawfurd, vol. I, p. 75.)
(1) Crawfurd écrit Medoon, Mclloon, Malun et Melun, que les Birmans, selon lui, prononcent Melwan.
(a) Cent lak$ : environ vingt-cinq millions.
L'UNIVERS
américain, qui déjà avait été envoyé près de sir A. Campbell avec des propositions inadmissibles, et II. Sandford, prisonnier anglais, vinrent au-devant du vainqueur, par le désir exprès du roi, porteurs de ses protestations solennelles de son désir de faire la paix ; mais le traite n'ayant pas encore été ratifié sir A. Campbell refusa positivement de faire halte, après ce qui s'était passé. Les Birmans tentèrent une dernière fois le sort des armes a Pajzhammiou. Ils furent complètement battus et dispersés, et rien désormais ne pouvait empêcher sir A.
Campbell d'entrer a Amarapoura.
Le sou\erain birman se détermina enfin à céder. Le 24 février le traité dont nous avons indiqué les principales conditions fut échangé à Yandabô. Une des stipulations de ce traité portait, ainsi (ju il a été dit plus haut, que le gouvernement d'Ava payerait un crore de roupies (environ 26 millions de notre monnaie ) : les Anglais consentirent à diviser cette contribution de guerre en quatre payements égaux de 25 lacs chacun , dont le premier scr.ut payé comptant, à la condition que I année an-
Slaisese retirerait à Rangoon ; le second cvait être versé trois mois après, et suivi de l'évacuation du territoire birman par l'armée d'occupation; le troisième versement devait se faire avant l'expiration de l'année, et le quatrième enlin avant deux ans révolus , à dater de l'époque de la ratification. Mais les Anglais, par une négligence qui nous semble peu explicable, ne prirent pas de sûretés pour l'exécution ponctuelle de cet arrangement.
Aussitôt après les ratifications échangées, sir Archibald Campbell envoya les capitaines Lumsden et llavelock complimenter le roi sur la cessation des hostilités. Us arrivèreut a Ava dans la nuit du 28 février, et furent conduits en cérémonie , avec une suite nombreuse , à la résidence de Moung-shive-lx>o, commandant de la porte septentrionale du palais, où ils furent traités avec la plus parfaite hospitalité. Le roi, complètement abasourdi et démoralisé par l'issue fatale de la lutte, avait d'abord résolu, à ce que nous disent tes relations anglaises (l),de ne pas donner audience
(i) Nous mettrons en tête des autorités que
aux députés du général en chef ; mais il se résigna cependant à les recevoir. Cette audience fort courte, mais cependant polie, eut lieu le 1er mars, et le 3 les officiers angl lis quittèrent la « ville d'Or », assez satisfaits en apparence de leur réception. Cependant, quand on réfléchit que les choses avaient été arrangées de manière à ce qu'ils arrivassent de nuit , qu'il n'avait été préparé aucune résidence rova e'pour les recevoir; que de tous les dignitaires birmans le seul oui les accueillit chez lui fut Moung-shire-Lon , commandant de la porte du nord , et qu'à l'exception de l'audience royale, extorquée plutôt qu'accordée dé bonne graVe , ils ne furent l'objet d'aucuns égards officiels : il semble que sir A. Campbell n'ait pas eu beaucoup à se louer de la réception faite à ses délégués dans cette occasion importante.
On pensait dans l'Inde anglaise, et avec raison, que le général en chef aurait agi plus sagement, en vue de l'avenir, en envoyant tout d'un coup à Ava un ofhVier* supérieur qui y aurait exercé provisoirement les fonctions de résident , aurait eu ainsi car.ictère pour régler d'avance, d'une manière convenable , le cérémonial de sa réception et toutes les questions d'étiquette (au moins les principales); établi, en un mot , la légation ou résidence anglaise à la cour birmane avant que l'armée eût commencé son mouvement de retraite.
Ce mouvement s'exécuta selon les conditions du traité. Un bataillon, sous les ordres du capitaine Ross, retourna
Par terre a Arak.ln (1) , et le reste de armée se retira à Rangoun avec sir A. Campbell, pour y attendre le payement du second quart de l'indemnité stipulée.
nous avons consultées sur les relations des Anglais avec les Rirmans, et en particulier sur les négociations qui oui précédé et suivi le traité d'Yandabô , un résumé inséré dam le Calcutta monthly Journal de i835, et intitulé : Historical fieview of the political relation* belween the brilish governement of India and the empire of Ava, etc. ;byG. T. Bayfield, ua., acting assistant to the résident in Ava, and revised by lieutenant- colonel Burney, brilish résident.
(a) Nous donnerons plus loin un extrait Ju journal de marche de ce détachement.
L'article 7 du traité de Yandabô portait qu'un traité de commerce entre les deux pays serait négocié dans le plus bref délai possible. Le gouvernement su prime des Indes anglaises confia à M. Crawfurd cette importante mais très-délicate négociation. Ses instructions définitives paraissent avoir porté la date du & août 1836. M. Crawfurd s'embarqua le Ier septembre suivant sur lesteamer Dianayemra Ie4 dans la branche principale de I Irawaddy, atteignit Henzada le 8, Prôme le 16, Yandabô le 27, et Kyouk-ta-loun, douze milles environ au-dessous d'Ava, le 28. Nous entrerons dans quelques détails sur cette mission, parce que c'est la première mission de ce genre qui ait été à peu près convenablement reçue, et que, même dans cette circonstance, les manœuvres des fonctionnaires birmans pour satisfaire leur vanité nationale, et humilier autant que possible la race maudite dont la présence leur était imposée par la conquête, jettent un jour remarquable sur les habitudes gouvernementales, l'étiquette puérile, les prétentions orgueilleuses et l'absence presque complète de bonne foi et de sens moral qui caractérisent le gouvernement d'Ava.
A K.vouk-ta-loun M. Crawfurd rencontra une députotion d'officiers birmans d'un rang respectable, qui exprimèrent le désir qu'il voulût bien attendre dans cet endroit qu'on eût reçu des instructions de la cour à son égard.
M. Crawfurd s'v refusa, d'après ce double motif qu'if était convenu depuis longtemps qu'il se rendrait directement à A va , et qu'il était impossible de supposer qu'il n'y fût pas reçu convenablement. Il continua donc sa route jusqu'au village, de Poukt'au, qui n'est qu'a trois ou quatre milles d'Ava. Ici il apprit qu'une seconde députation, plus considérable et plus respectable que la première, allait venir le prendre et l'escorter jusqu'à la capitale. Il consentit à faire balte en conséquence, et le jour suivant, 29 septembre 1826, un ttîoo»datt/c(l) leçon-
(i) Wundauh, selon l'orthographe de Crawfurd ; — de çvun, un fardeau , et tank, appui, soutien : ce qui équivaut à assistant ou député; le svmitiatik ou wuntauk ( la lettre r
duisit à une résidence temporaire qui avait été construite pour lui, un peu audessous d'Ava, où le wounghie maunlà - kain et le kyi - woon - aiwennwqoh (1), mciung-pa-rauk, deux fonctionnaires d'un rang éievé, l'attendaient pour le recevoir. La mission de Crawfurd s'annonçait ainsi sous des auspices plus favorables qu'aucune de celles qui l'avaient précédé. Il apprit bientôt que la cour a A va désirait avant tout la prompte évacuation de Hangoun par les troupes anglaises; et dès le 3 octobre le kyi-woon-atwenn-woon et d autres dignitaires se rendirent auprès de l'envoyé, et le supplièrent de congédier le corps d'occupation. Crawfurd se contenta de leur remettre sous les yeux les stipulations expresses du traité, qui portaient que les troupes évacueraient Ran* goun aussitôt après le pavement du second quart de I indemnité* dû depuis longtemps. La présence de l'escorte européenne de l'envoyé avait jeté l'alarme dans la capitale, et les bruits les plus étranges y circulaient sur le but réel de la mission. Enfin, Je 0 octobre, cédant aux urgentes sollicitations du kyi-woonatwenn-woon, Crawfurd consentit à entrer en négociation avant sa présentation au roi. Cette présentation devait avoir lieu le 16, jour choisi de préférence par la subtilité orgueilleuse des Birmans, parce que ce jour là était un de ceux que les coutumes royales ou impériales désignaient comme l'un des jours de kadaô, ou jours de pardon. Dans ces réceptions solennelles tous les tsawbwas ou saubwas , princes tributaires de Lao, tous les vassaux et principaux sujets de sa majesté lui offrent des présents, font les prosternations d'usage ( shiko ou chiko ), et implorent le pardon royal pour toutes commissions ou omissions dont ils ont pu se rendre coupables dans le passé. — Le 12 les commissaires ou délégués birmans, deux des atwenn-woons ou secrétaires d'État de l'intérieur, se rendirent en grand cos-
en effet assistant-ministre ou souc-secrétatre d'État.
(a) Wounghi, ministre; kyimun-vtwtrtii-wotui , surintendant, des greniers royaux, membre du conseil privé. (Alwrnn, intérieur; svoun , fardeau. )
L'UNIVERS
tume sous une espèce de tente ou de pavillon érigé à l'effet de s'y rencontrer avec l'envoyé anglais, qui avait proposé, mais en vain, de les recevoir chez lui , et les conférences sérieuses commencèrent. Après les préliminaires d'usage, M. Crawfurd présenta aux commissaires birmans un projet de traité de commerce dont les dispositions principales avaient pour but d'assurer la libre exportation des métaux précieux et l'entrée aussi bien que la libre sortie du territoire birman aux négociants anglais et à leurs familles.
Les trois journées suivantes furent occupées par des courses ou joutes sur l'eau, et le 16 une seconde conférence eut lieu , mais sans résultat. Comme il plut ce jour-là, la présentation annoncée fut remise au 20, et le Aadadfut,comme on peut bien le croire, désigné pour le même jour. ta 20 donc deux barges royales de parade, richement dorées, et dix bateaux de guerre ordinaires vinrent prendre M. Crawfurd et sa suite, et les transportèrent sur la rive opposée, où la mission fut reçue par une députation de tsarèdaô-gitys (l), avec quelques éléphants et des chevaux , etc., ainsi que des moyens de transport pour les présents destinés au roi. Les autorités birmanes s'opposèrent à ce que l'escorte européenne de l'envoyé entrât armée dans la ville; mais M. Crawfurd, ne voulant pas consentir à ce qu'elle fût désarmée, se détermina à la renvoyer a bord du steamer. C'était un premier manque d'égards , suivi bientôt d'une impertinence marquée , les ts-arè-dao-guys ayant prétendu exiger de M. Crawfurd qu'il mît bas son parasol , par respect pour le voisinage du palais ! On le mena, comme en parade, autour d'une grande partie de3 cours du palais, de manière
(i) Ce »ont les mêmes officier» que Cox désigne sous le nom de secreedogliee-seeree ; sreree (si ri) signifiant un écrivain ou secrétaire, et seerecdoghee, un écrivain principal, ou secrétaire en chef du gouvernement. — Crawfurd explique que le nom véritable de ces fonctionnaires est, en birman, nair-d'ltaukri, ordinairement prononcé saye-d Itaugji et sarigyi, et correspond au titre de « principal
secrétaire du gouvernement ». Il parait
que ces officiers remplissent aussi les fone-
à satisfaire la curiosité insolente du public birman, et on le lit descendre de sa monture à l'angle sud-est du palais et marcher le long de la façade est jusqu'à la principale porte d'entrée, bien que les officiers birmans du dernier rang puissent s'y rendre à cheval si cela leur i convient. Il avait bien été convenu d'à- f vance que la mission ferait balte au ÂUnacThau ( prononcé Youm-dao ), ou palais de justice; mais on le leur fit dépasser à dessein, et les tsarè-dao-guvs eurent l'impudence de demander aue Crawfurd se prosternât devant la résidence royale. Il s'y refusa avec indignation, et, s'apercevant que les Birmans avaient voulu se jouer de lui , il revint immédiatement sur ses pas , monta au Rungdhau avec ses souliers à ses pieds, et exigea que les maîtres des cérémonies oui avaient abusé de sa condescendance tussent punis. Nonobstant cette démonstration vigoureuse et les témoignages de son mécontentement et de son impatience , on le fit attendre deux heures et demie au Youm-daô avant de lui signifier qu'il allait enfin être admis en présence de l'auguste son vera in! Il demanda un plateau en or ou en argent pour y placer la lettre du gouverneur général ; mais on lui apporta un vieux plateau en bois, dont la dorure avait presque entièrement disparu, et il préféra remettre la lettre au lieutenant Montmorency ( nom remarquable en pareil pays et en pareilles circonstances!), qui la porta a l'audience M. Crawfurd ôta ses souliers ( ou ses pantouffles ) au pied de l'un des trois escaliers ou perrons conduisant à l'entrée du palais ( celui de droite, l'escalier du centre étant réservé au roi ). On lui avait permis de les porter en traversant les cours un peu au-delà de l'endroit où Symes avait été contraint de se déchausser lors de sa première mission.
Il eut à attendre encore une dizaine de minutes dans la salle d'audience, et enfin le roi parut, et toute la cour se prosterna. Immédiatement après lui la reine entra, ets'assit également sur le trône, à la droite du roi , et reçut de la cour les mêmes hommages que le souverain. Crawfurd ôta son chapeau , et salua ou plutôt fit son salam ik la manière hindoeuropéenne, avec la main droite portée au front et ramenée ensuite vers la terre.
II ne faut pas oublier que la cour avait désigné ce jour-là pour l'un des « jours de pardon ». Or, tous les dignitaires birmans firent leurs présents au roi avant que l'envoyé anglais pût offrir les siens: et à l'insu de M. Crawfurd un des officiers de la cour lut une adresse ou espèce de requête à leurs majestés ( le roi et la reine), exprimant les sentiments d'humble respect et de soumission du gouverneur général (lord Amberst) aux désirs des souverains « aux pieds d'or », et demandant pardon, comme la foule des autres vassaux, pour les offenses passées ! Ni le roi ni la reine ne prirent la peine de s'enquérir du gouverneur général ; la lettre de sa seigneurie n'eut même pas l'honneur d'être présentée officiellement; elle fut remise, sans plus de cérémonie, et, chose singulière, par ordre de M. Crawfurd lui-même, à un nakan-daô (1) ; et la mission fut congédiée du palais.
Le 22 octobre il y eut une conférence qui se ressentit de la mauvaise humeur que M. Crawfurd devait naturellement témoigner après la réception qui lui avait été faite à la cour. Les commissaires birmans , en réponse à des questions que leur mauvais génie leur avait inspirées ce jour-là, apprirent, à leur extrême mortification , de la bouche même de l'envoyé anglais , que la cour de Siam lui paraissait infiniment supérieure à la leur en tenue , en décorum , en splendeur; que le roi de Siam avait six éléphants blancs ; qu'il avait le sentiment des convenances envers les étrangers de distinction , et qu'enfin M. Crawfurd était excessivement mécontent de la manière dont il avait été reçu à Ava, etc. Une très- longue discussion , pendant laquelle les Birmans insistèrent pour demeurer maîtres du cours de la rivière Saluen, n'aboutit à aucun résultat; et du 23 au 25 il n'y eut encore rien de fait. L'envoyé alla visiter le prince royal et les princes Tharawady et Menza-guia (ou, comme les Anglais l'écrivent parfois , Men-tha-gyi ) (2) : ce der-
(i) Crawfurd écrit nakand'lmu. Ce titre signifieen birman : Oreille royale, ou celui qui écoute pour le roi.
(i) Crawfurd écrit Sarawadi, et nous apprend que le titre de — Sarawati-men , prince
nier, frère de la reine , et alors l'homme le plus puissant du royaume; l'autre (Tharawadi) se préparant dès lors à s'emparer du trône , que son frère n'occupait que de nom. Les conférences furent reprises le 3 novembre, et continuées avec assez de régularité jusqu'au 24 mai , non sans une foule d'incidents qui menacèrent plus d'une fois de taire entièrement avorter ces négociations.
Les commissaires birmans espéraient toujours amener M. Crawfurd à faire des concessions sur le payement de l'indemnité; et après avoir essayé de le corrompre par 1 offre d'un présent de cinq viss d'or (de la valeur d environ 12,000 roupies, 28,000 à 30,000 francs); après avoir hasardé quelques contre- propositions de la nature la plus étrange , trouvant Crawfurd inébranlable , ils avaient déclaré le 10 qu'ils consentiraient à signer un traité à très-peu près semblable au projet remis par Crawfurd , mais à la condition que le payement des troisième et quatrième quarts de l'indemnité serrit reculé d'un an. Crawfurd y consentit ; mais , à peine eurent-ils obtenu cette importante concession , les Birmans insistèrent pour un délai ultérieur de trois mois. L'envoyé perdit entièrement patience , et, pour la septième fois depuis l'ouverture des conférences , on se sépara sans qu'il fût possible de prévoir si elles seraient reprises et amenées à une conclusion raisonnable.
Elles le furent cependant; mais nous ferons grâce à nos lecteurs des détails des négociations ultérieures, qui se terminèrent par une déclaration de M. Crawfurd qu'il renoncerait à son projet de traité et qu'il accepterait les propositions des commissaires birmans euxmêmes, pour peu qu'elles fussent accep-
de Sarawiiti , lui est donné parce que cette pioviuce de Sarawati ou Sarawadi, célèbre pour ses forêt* de Tëckt était son apanage. — Quant au frère de la reine , Crawfurd explique que le titre qu'on lui donnait communément , Mentha-gyi , signifiait à peu près « le grand prince » ; mais que ce n'était, à dire vrai, qu'un surnom dont on le gratifiait, par crainte ou par flatterie; son titre véritable, tiré, selon l'usage , de son apanage , étant Salen-mcn ou « Prmce de Salen ». — Salen est un des plus riches districts du royaume.
^fi£^^J^ ^ demandé qu'on m ap-
UH tra.té en quatre articles e n t r e îe sPu er^a h 'Z™^" *U'" ?ût
gouverneur général, désigné par e titre I' lui-même de ce qu'ils dési-
de Engleit men, la Compagui? de Indes sa rës ToZr\?°^ *"* ■ (,°m'»"^
(IndiaCompa/w Zfwm/ ) et le mi h'a »? l* royaux lui firent observer mu»
fut enfin a^^^^ éZ^Tntr *W*<*< EMT
tentia.res le 24 novembre. P P sion .^i» tP °pre dec,arat">n , sa mis!
L'article 1- stipule la l.bre entrée et Ta Z I !erm,nee; " fut informé
sortie des marchands munis S E£ Sur ^»/* qU6 e roJ ,e S*™* '«
passer délivrés par l'autorité an Se dem^ÏÏ?' a" pa,a'? de Il
du pays d'expédïTion, ktodiiïiï™ soZ^ ^ZTJV." ""V** *'* Pri"
eux de payer les droits ordinaire ii« 1.,/ . Lassa.vs/1 Assamais, et même
ne doivent pas éti^oLt2Tn7îeuÏÏ ïu^tï^T f a? Ava Virement
transactions * 'eurs au °"Î-,P ne art,c,e du tra,'té d'YandabÔ,
L'article 2 n'est qu'une réoétitinn d* ,,L i ♦ aU* c0mn»sa'>es birmans
l'article 9 du traité d YaLiaXf ,vp, u h 6 nofmmalive » qu'il8 refusèrent
désavantage M^ti^ ~ebmaals^
trop vague , les droits a payer par Ï5 mort a A v, rrnfJ'f la,snomméStockdale,
uav,res marchands n'étant s^cil és lu ?biînî Vil ? auP°ravant< etdont
que par les mots : - droits ordinaire ! on n on J i!S ° ?ne Valeur ,renvi-
L'article 3 est relatif aux négociante avaien? été cnnl!^5 «( &°'°?0 francs »
ou marchands des deux pavs , qui âprèl confisques par la reine (l) ; avoir séjourné dans l'un de ces navs dé.
firent le quitter pour se rendre où bon ' ■,res de rfce b,anche' tottl« P*™"-
leur semble. Cet article se trouve ÏE £ oumpT *°U1 'a dé»°«"""-» del,,/*-
tuellement compris dans l'art "cl î1' I W d^T5 no,rs ' ( nali& des Pa" *
dont il « est guère que la répe^.' ' ££J •pSLïïiîÏŒ
L article 4 stipule que les navires éire mis en liber/* 8 deva,eul
seront 22. °U naufy,a^es 8ur !» cdtes W Celait une femme d'une naissance ob-
ïr £ VET"} qïe 1 ^S—" donnée ™re don. I habileté e, te ù2SS^
!a7«£ S,M?ta0JS ^ V',,eS °U Vi,,a^s CO,,dteS P'uba,d^-en« par les c£SS de sa
VOISinS du lietl du Sinistre donnera droit F™»™* "aient merveilleusement sen i 5T
a une commission de sauvetage, et que b,t,OD el ,î»»*"ce, «-s deux pas4io„. dou.i-
tout ce qui aura été sauvé du naufrage nau,es- .E,le f)ar,ag*»i avec »ou royal époux
sera restitue aux propriétaires légitimes non-*u,em™< h p^auce souverame , ET
M. Crawfurd parait avoir eu hâte de qu' beaucouP P1"* exir.,o.di..aire dans
se débarrasser de cette malencontrenJ i ron,rees de 1 ^rèmc Orient , toute* les
Claire; car à peine le traite ? eu - hK GS*" e*'™e,ures el offid^ de la sou
signe , qu'il témoigna le désir d'acéélé- «S 7 F0"5 1 i,vo,,s T, ' a la
,iï» S, li? feUerre » M- Crawfurd repon- «««gneuri - ( Crawfurd, vol. I. D az 3 \ r*.
ait a(hevee,etquil ne devait songer daireae* que uouob»taui il préjugé «ui 2 c Çtend/e COnge ,e ^,us Promptement daM, 1 °PiQ'°» de. Asiatique., L^Z'. possible. Cependant , dans une discus- ^raI un ranK inférieur a I* femme et la coupon relative aux Cassays et Assamais du?ne a lme réclusion plu. ou moin, compris par les Birmans dans le cours de gt>'.IB>lw>M P*ut "'affranchirde ceiic la guerre, et dont plusieurs étaient re- p**m,anw '"atérielle et morale Mi,s révolter tenus dans le pays contre leur gré (l) lTm°"/ Te,'.e itait ,a rei,,e d'Ava en 1826.
™ ava" influence sans bornes sur le roi,
(0 Aux termes du onzième ailiel* A., ■ . €tHl1 U «wonde femme quand iî
« ailé d' Yaudabo , lous Àr , 0 Amé îT* q!f ^ r°Va'' e' ' a va,t dé-
b ou Amen- termine, a son avènement au iro.ie, a répudier