SI
kh roma-wang, gouverneur du palais du roi.
Sixième sceau. Ou l'appelle « Trah- P'hra-Peroon ». 11 a pour devise un ange chevauchant sur un serpent et tenant un glaive de feu. C'est le sceau du chao phya-phollatape ou khroma-na , qui est ministre de l'agriculture et des produits.
Septième sceau. C'est le « Trah »
(sceau) « Prah-Yame-Kesing ». Il a pour devise un ange monté sur un lion et portant une lance. C'est le sceau du chao-phya-somarat, ou yomarat, ou khroma-merang , ministre de la justice criminelle.
La clause de l'article 2 du traité que nous avons soulignée, et oui interdit l'exportation du riz, dépouillait ce traité d'une grande partie de sa valeur, le riz étant un des articles principaux du commerce avec la Chine. En effet , les navires qui en sont chargés sont exempts de la contribution connue sous le nom de cumshâ, montant, dans la plupart des cas, à 3,000 dollars; ce qui tait que dans leur trajet des États-Unis à Canton, ils entrent souvent dans les ports à riz de Java ou de Manille, pour s'y pourvoir de cet article.
Depuis l'expulsion des Français du royaume de Siam jusqu'à l'ambassade américaine, on ne peut compter que deux tentatives importantes faites par l'Angleterre pour ménager à son commerce dans ces parages le développement et la sécurité nécessaires. L une de ces tentatives n'eut pour résultat que la déclaration remise à Crawfurd, en 1822, par le gouvernement siamois, et promettant, de la manière la plus vague, aide et protection aux navires de commerce anglais qui visiteraient le port de Bangkok ( après avoir déposé préalablement leur artillerie et leurs armes de toute espèce a Pak-Nam /), etc., sansrieu changer aux droits de douane, et s'engageant seulement à ce que ces droits ( toujours mal définis ) ne subissent aucune augmentation par la suite. — La seconde mission, confiée, en 1826, au capitaine ( depuis colonel ) Burney, aboutit à la signature d'un traité oui semblait devoir remédier à la déplorable issue des négociations de Crawfurd, mais dont la mauvaise foi siamoise
«1«„ Livraison. ( Ini>oCjuhe. )
trouva bientôt le moyen d'éluder toutes les clauses réellement favorables au commerce européen.
Ce dernier traité eut, au reste , une inportance politique incontestable, en fixant d'une manière précise ( bien qu'injuste à plusieurs égards, selon diverses autorités compétentes ) les relations à maintenir entre les États Malais de la Péninsule et le royaume de Siam, et entre ces mêmes États et la Grande- Bretagne (1).
Depuis le départ de la mission américaine aucun Etat considérable n'a envoyé, que nous sachions, de mission officiel le et directe à Bangkok ; mais en 1838 le docteur Bichardson, que nous avons déjà fait connaître à uos lecteurs comme ayant visité le Laos , reçut l'ordre de se rendre à la cour de Siam , dans les circonstances suivantes.
La conduite, presque ouvertement hostile, du gouvernement d'Ava depuis l'usurpation de Tharawaddy et le départ du colonel Burney ( voir p. 293), la prétention hautement manifestée de ne point se regarder comme lié par le traité d'Yandabd et de ne plus admettre de résident anglais dans la capitale, ses préparatifs de guerre ( ou supposés tels), faisaient craindre au gouvernement de l'Inde anglaise qu'il ne devint nécessaire, d'un instant à l'autre, de recourir aux armes. — Il parut utile , dans cette prévision, de s'assurer autant que possible les bons offices de la cour de Siam. 11 était surtout important d'obtenir, sans délai, que les chefs Laos, tributaires de Siam, ainsi que les agents siamois à Tchumpahoun (2) sur le
f;olfe de Siam, et à d'autres points de a frontière, reçussent l'ordre positif de ne gêner en rien le libre achat, par les agents anglais, du bétail ou des bêtes de somme dont les populations pouvaient disposer sans nuire aux besoins du pays.
(i) Voyez pour le texte du traité, etc., Moor>s Notices, etc., déjà cité.
fa) Un agent, G. de Castro, expédié à Tchumpalioun par le commissaire des provinces de Ténassérim , pour acheter des éléphants et d'autres bêles de transport , se plai-
r't , à cette époque , du mauvais vouloir et tracasseries qu'il éprouvait de la part des autorités siamoises.
L'UNIVERS
Le docteur Richardson fut envoyé dans ce but, non pas, à proprement parler, auprès du roi, mais auprès du ministre siamois , et il lui fut recommandé de demander à être lui-même le porteur des ordres du roi de Siam pour les princes du Laos. — Les circonstances dans lesquelles se faisait cet appel au bon vouloir du gouvernement de Bangkok et la possibilité, si ce n'était la probabilité, d'une rupture prochaine entre le Birman et l'Inde anglaise, donnèrent à cette mission de Richardson une importance telle aux veux du monarque siamois , qu'il jugea a propos de prendre connaissance directe des lettres que Richardson avait ordre de remettre à son ministre, de la part du secrétaire du gouvernement de Calcutta et du commissaire des Provinces du Ténassérim , et qu'il résolut de recevoir le docteur en audience solennelle.
Richardson avait quitté Moulmein le 18 décembre 1838 : muni de ses lettres de créance et de présents destinés à la cour de Bangkok. Les présents et les bagages étaient chargés sur trois bateaux , le docteur ayant été obligé de commencer son voyage en remontant la rivière Attnran (ou, comme il l'écrit dans son journal, .41 trait ) et la petite rivière Zimee jusqu'à la station de Mat- Kyeaung ( écrit Nat-Kuoung sur la carie ), où la charge des bateaux fut répartie sur six éléphants, et d'où le voyage tut continué par terre jusqu'à Nakonchathee. Là un canal unit la branche orientale du May- Nam, ou le Soop han, à la rivière de Bangkok. — Richardson arriva à cette capitale le 8 février 1839, après cinquante-trois jours d'un trajet très-pénible au travers des forêts ou par des routes mal entretenues , dans des districts mal peuplés pour la plupart, et luttant contre des accidents et des contrariétés de toute espèce. Des messagers avaient été cependant expédiés à l'avance, et avaient annoncé son arrivée prochaine ; en sorte qu'il trouva tout prêt pour sa réception, grâce surtout a l'intervention obligeante de II. R. Hunter, que nous nous rappelons avoir également rendu plus d'un service à la mission américaine (I). Les premières
(i) Nos anciennes connaissances le capi.
conférences du docteur avec le phra-
klang furent des plus satisfaisantes , et il fut arrêté que, d'après le désir exprès de sa majesté, M. Richardson lui serait présenté le 17 février. La description qu'il nous donne de l'audience solennelle qui lui fut en effet accordée ce jour-là n'ajoute rien à ce que nous savons du cérémonial de cette cour, de la richesse du palais et du mélange continuel de vanité et de de bassesse, de splendeur réelle et de misère, qui caractérise a peu près tout ce qui vaut la peine d'être vu dans ce pays, soit hommes, soit monuments ; mais certains détails de la narration nous semblent assez curieux pour que nous nous y arrêtions quelques instants.
La réception faite nu docteur Richardson paraît avoir singulièrement flatté cet orgueil national que les Anglais portent sur tous les points du globe où les conduisent les exigences de leur politique ou de leur commerce. « A tout prendre ( dit-il dans son journal , publié dans les volumes VIII et IX du Journal de la Société Asiatique du Bengale* 1840 ) , la réception qui me fut faite se distingue de toutes les audiences solennelles antérieures, non-seulement par la pompe et l'étiquette de la cérémonie, mais par sa durée, « une lieure vingt minutes » , par la bienveillance marquée du souverain siamois à mon égard , et par le nombre des questions qui me furent adressées : ce que j'attribue à une plus juste appréciation du pouvoir et des ressources de la Grande- Bretagne , à la conquête d'Ava et à la prise de possession d'une partie des provinces conquises, etc. »
taine de port (que Richardson appelle Peadadee) et les autres métis portugais , etc., reparurent aussi dans celte occasion, et se montrèrent plus serviables encore qu'il* ne l'avaient été à l'égard des Américain». Ou était dans l'appréhension , à la cour de Siam. de ce que les Anglais, ces redoutables voisins, pourraient juger à leur convenance d'entreprendre un jour contre l'indépendance du royaume, et tout se ressentait de ces vagîtes appréhensions dans la réception, évidemment inattendue , qui fat faite par le magnifique souverain de Thaï à l'humble délégué
Richardson va jusqu'à remarquer que
le roi , en cette occasion , avait voulu se montrer assis sur un troue plus élevé qu'aucun de ceux qu'il eût occupes jusque la, au dire de M. limiter, qui servait d'interprète pendant cette audience (1).
En quittant la salle du trône, Richardson et les Européens <|ui composaient sa suite improvisée visitèrent un ou deux (sic) des plus riches kyaungs, ou couvents de prêtres ; mais il parait qu'ils ne firent que les traverser, car Richardson n'entre dans aucun détail sur l'aspect et les richesses de ces lieux saints, qui avaient excité à un si haut degré la naïve admiration de Ruschenherger et de ses compagnons. — Il porte néanmoins témoignage, en termes généraux, . à la magnificence de leurs décorations, et semble avoir été frappé surtout du grand nombre de lustres qu'il y vit suspendus, et qu'on lui assura n'avoir pas coûte moins de 2, 500 francs pièce. Il parle aussi de la fameuse image de Bouddha, haute d'environ dix-huit pouces à deux pieds , et que les Siamois affirment être faite d'une seule émeraude, mais dans laquelle Crawfiird et Finlayson n'ont reconnu qu'une pierre verte assez ordinaire , une espèce de malachite ou péliotrope (?), que les Chinois savent travailler avec beaucoup d'art.
Il indique également le grand nombre de figures grotesques d'animaux fabuleux qui entourent l'édifice, et conclut en déclarant que l'ensemble de ces curiosités splendides lui a paru unique dans son genre.
Pendant son séjour à Bangkok, Richardson eut plusieurs fois l'occasion de voir et d'entretenir le prince Momfanol ou Tchaufanoi , qui joue un si grand rôle dans la relation de notre spirituel Américain. Après une visite au ministre, Richardson se rendit un jour au lais du prime situé à peu de distance la résidencedela mission anglaise, sur la rive droite du fleuve. Ce palais, selon
(i) Hunter avait acheté pour le roi la pendule h musique que lordAmherst avait portée en Chine pour en faire présent à l'empereur. 11 paraît que dan* la circonstance que noua Tenons de mentionner celte pendule figurait sur le trône même, où elle était placée devant le roi.
notre auteur, a été bâti par Pya-Tack, ce roi d'origine chinoise qui rétablit la monarchie et construisit la nouvelle capitale, sur l'emplacement de la vieille factorerie française, après que l'ancienne capitale Youthia (que Richardson écrit \odea ) eut été prise et la famille royale emmenée prisonnière par les Birmans.
— C'est tiu édifice en briques, au milieu d'un fort qui touche à la rivière, à l'angle formé par la jonction du canal Maha-tchi. Le palais parut à Richardson d'une vaste étendue , et composé d'un nombre immense d'appartements et de passages, les uns couverts, les autres à découvert. La salle dans laquelle le prince reçut le docteur était meublée à l'anglaise: les murs étaient couverts de gravures anglaises, et des livres anglais, de choix, parmi lesquels on -remarquait Y Encyclopédie Britannique, remplissaient une bibliothèque.
Momfanoï présenta ses hôtes à la princesse sa femme. C'était une belle personne, d'origine talaïn , ayant de fort bonnes manières. Il fit aussi apporter, endormi, son plus jeune fils, très-bel enfant de cinq mois, qui venait d'être vacciné par le docteur flradlev. — Il montra ensuite aux étrangers ses bijoux, qu'où étala sur une table sans la moindre précaution, et que chacun put manier et examinera son aise. Ils parurent au docteur Richardson d'une très-grande valeur. Il remarqua, entre autres, trois magnifiques ceintures en or, incrustées de diamants, et calcula que la plus petite des trois contenait au moins mille trois cents diamants, dont plusieurs d'une grosseur considérable : il y avait aussi un écrin de trente-cinq bagues, dont un grand nombre de très-beaux diamants.
— Les domestiques du prince , dont plusieurs comprennent l'anglais ( et sont tenus de répondre dans cette langue quand le prince leur adresse la parole), étaient debout ou allaient et venaient en liberté. Aucun seigneur siamois du dehors n'était présent à cette entrevue,
3ui se prolongea jusqu'à dix heures et emie, et qui laissa dans l'esprit du docteur l'impression la plus favorable du caractère, de la capacité, du mérite et des mauières du prince Momfanoï.
Richardson ne voulut pas quitter Bangkok sans avoir visité « le camp des
LUNIVERS.
chrétiens », ou « camp de Cambodje ».• D'après la description qu'il en donne, ce doit être le quartier le plus sale de Bangkok. L'évéque était absent (à Singapore). Deux prêtres catholiques français avaient charge du troupeau, qui s'élevait alors (1839), selon notre voyageur, à mille sept cents chrétiens portugais et environ mille quatre cents Cochinchinois réfugiés. Ces pauvres gens vivent dans les plus tristes et les plus misérables cabanes qu'il soit possible d'imaginer. Richardson parle de nos missionnaires comme de personnes jouissant de la plus haute considération, ou du moins méritant cette considération
Sar leur conduite. Il ne paraît pas avoir, beaucoup près, une aussi favorable opinion de leurs ouailles.
Nous ne voyons rien de bien digne de remarque, outre ce que nous venons d'indiquer, dans le journal de Richardson, si ce n'est sa visite à Y éléphant blanc, car il assure qu'il n'en restait plus qu'un des cinq dont Siam se glorifiait au temps de Crawfurd. (Crawfurd dit six éléphants, dont il ne vit uue quatre, les deux autres étant propaolement must, c'est-à-dire dans cet état de rut qui les rend quelquefois furieux, surtout à l'aspect de quelque personne autre que leurs gardiens habituels.) C'était un bel animal, dit-il, mais vicieux, et qui dans ses accès de colère avait brisé ses défenses presque jusqu'à la racine.
EnGn après avoir réglé l'affaire du voyage par terre au Laos du Nord, et obtenu du gouvernement un passe-port ou plutôt un ordre tel qu'il pouvait le désirer, pour les princes ou chefs tributaires, Richardson fit ses préparatifs de départ, et demanda que le roi voulût bien lui accorder une audience de congé. Mais le ministre lui répondit que cette formalité n'était nullement nécessaire; que ni M. Crawfurd ni l'envoyé américain M. Robert n'avaient eu de semblables audiences, et que s'il avait auel- (|ue demande à faire, quelque désir a exprimer, lui, le « Phra-klang » se mettait entièrement à sa disposition. Le fait est que la cour de Siam, déjà rassurée sur le but de la mission du docteur et sur les intentions du gouvernement anglais, se souciait médiocrement de se déranger de ses habitudes paresseuses pour fêter,
sans nécessité, un étranger d'un rang peu élevé et de peu d'importance politique , quelque distingué qu'il pût être, d'ailleurs, par son instruction, son caractère personnel et ses manières. Richardson rend compte de ses dernières visites aux principaux dignitaires, et d'une représentation théâtrale à laquelle il assiste chez l'un des ministres, et dont le sujet paraît avoir été emprunté aux chroniques de Java : il voit le prince Chow-Fa, et remarque que le prince avait lu la relation de Crawfurd Journal of an Embassy to the Courts ot Siam et Cochinchina, etc. ), et qu'il s'étonnait que cet envoyé eût pu recueillir des renseignements aussi variés et aussi exacts. On lui remit les lettres des ministres siamois en réponse à celle du secrétaire du gouvernement de l'Inde Anglaise et du commissaire des provinces conquises; on lui remit aussi les éléphants (il ne dit pas combien) que la cour de Siam envoyait en retour des présents dont il avait été porteur, élé-
E hauts qui n'offraieut rien de remarquale , et dont les hôwdahs se trouvaient être des plus mesquins et des moins solides. Il se rend par eau de Bangkok à Nak-Outchathée (fie), et le 23 mars 1839 commence enGn sa marche, au travers des « jungles , » le long de la rivière Soop-hôn, dans la direction de Zim-May. Ce qui a été publié de son journal ne le conduit pas plus loiu que i\ong-Aeam, village à quarante mille de Nakoutcha-Thi , qu'il atteignit le 25 mars ; mais nous avons sa grande carte dans le IXe vol. du Journal de la Société Asiatique de Bengale, qui donne avec la position de plusieurs points nouveaux des positions plus exactes de points déjà connus, et qui offre d'ailleurs d'autres indications utiles; et, de plus , le vol. V du Journal de la Société Asiatique du 13 (1836) contient une relation assez détaillée de ses trois premières excursions dans le Laos : I l'une en 1829-30, l'autre en 1834, et la troisième en 1835. D'un autre côté, le capitaine Mac-Leod avait été envoyé en décembre 1836 , par le commissaire des provinces de Ténassérim, à Kiang- JJunç, sur la frontière chinoise , pour ouvrir des relations directes avec le chef de cette principauté et les petits ÉUU
intermédiaires, et encourager le commerce des caravanes chinoises à étendre ses opérations jusqu'à Moulmein. Le rapport, assez détaillé et très-intéressant , de cet officier a été inséré dans le VIe vol. du Journal de la Société Asiatique du Bengale, 1837. Low, dans son mémoire» très-étendu sur l'histoire de Ténassérim, a donné une analyse critique des renseignements qu'il avait pu recueillir sur le Laos du Word ( vol. V du Journal de la Société royale Asiatique de Londres, p. 245 et suiv.) Enfin, dans ces derniers temps , quelques-uns de nos dignes missionnaires ont pu réussir à pénétrer dans diverses parties du Laos, et les récits de ces humbles mais courageux soldats du Christ, comparés avec les journaux des explorateurs anglais, nous ont paru devoir contribuer à faire connaître l'organisation sociale, les mœurs et les coutumes, en un mot la valeur ethnographique de ces peuples de l'Indochine centrale. Nous allons essayer de résumer en quelques lignes les principaux faits qui nous semblent établis par ces divers témoignages ; nous espérons pouvoir trouver place pour quelques citations du journal de nos missionnaires, les explorateurs les plus récents qui aient visité ces singulières contrées.
Nous ferons remarquer, avant tout, ( et cela est encore plus frappant pour ce qui concerne le Laos que pour les autres parties de llndo-Chine ) que les diverses autorités que nous avons consultées écrivent la plupart des noms propres de manières différentes, et si différentes qu'il faut renoncer, au moins quant à présent, à concilier ces diverses orthographes , ou même dans certains cas à en adopter une de préférence aux autres. Nous ferons de notre mieux pour que cette espèce de synonymie ne nuise pas à la clarté de cet exposé.