INE
nement d'un monarque énergique et puissant les choses étaiont remises sur le pied ordinaire. Le dissave était forcé de passer la jjIus grande partie de son temps à la cour, et se trouvait dans la nécessité de confier à des sous-dissaves l'administration locale de la province. Ne se trouvant plus ainsi en contact habituel avec le peuple, les dissaves cessaient d'en être regardes comme les chefs naturels. D'un autre côté, comme ils étaient responsables des revenus de la couronne dans leur province, le roi cherchait a en tirer chaque année des sommes
f)l us considérables et ces gouverneurs, à eur tour, s'efforçaient, par toutes sortes d'extorsions, d'augmenter leurs propres revenus, ce qui leur aliénait l'ahection des peuples et ruinait leur influence. Ils avaient sous leurs ordres plusieurs chefs civils et militaires, qui étaient chargés de tous les détails des services publics. Le dissaway-mohottalé ou maha-modéliar était le principal dignitaire après le dissave et son lieutenant, en cas d'absence. 11 avait autrefois le commandement immédiat des troupes de la province. On distinguait plusieurs modeliars ou mohottalés, dont le rang et les attributions variaient selon les localités. Sous l'administration anglaise les modéliars sont les agents supérieurs, à la fois civils et militaires, de l'autorité.
Les chefs des temples étaient des laïques d'un rang élevé, institués par le roi et non par le collège des prêtres. Ils sont nommés aujourd'hui par l'agent du gouvernement dans la province centrale.
Ils étaient chargés du matériel du culte, et avaient sous leurs ordres des fonctionnaires inférieurs chargés de l'exécution.
Il y avait nombre d'autres chefs de localité charges de l'administration inférieure; les limites de ce résumé ne nous permettent pas de nous arrêter à ces détails. Nous ajouterons seulement quelques mots >ur les divisions territoriales, etc., du temps des souverains indigènes.
Sous les derniers rois le pays était divisé, d'après d'anciens usages, en un certain nombre de provinces centrales, appelés raNés , entourant la capitale, et de provinces latérales, appelées dissavenies. Ces provinces se divisaient, à leur tour, en koriet ou districts , ou arrou*
dissemenls. paftowt, cantons, etc. Les chefs des rattês portaient le titre de ratte maftaimeya, et exerçaient des pouvoirs semblables à ceux des dissaves ; mais leur rang à la cour était inférieur à celui de ces derniers dignitaires. Les chefs des korlés ou korles étaient les fm m ois. etc. Un grand nombre de ces titres et les fonctions oui s'y rattachent ont été conservés sous le régime actuel.