SCÈNE X
JARVIS, CORDEUA.
JARVIS
Toi, ma fille, laisse-moi seul un moment, rentre dans ta chambre.
CORDEI.IA.
Que je rentre dans ma chambre , et pourquoi ?
JARVIS
Ne feras-tu pas quelques apprêts ?
COROKLIt.
Non.
JARVIS
C’est nue je voudrais répondre aux Van Brcmcl. Je dois les remercier de la marque de confiance qu’ils me donnent. Va , ma fille.
ConDELl A , en sortant.
Il n’y a pas de bonheur complet sur la terre.
CORDEUA.
Je tremble... Quel aveu ? I SCÈNE XL
JARVIS. i 14 II Vie , , *
En sortant de l'audience, j’ai remontré un , JARUS. seul, U reganlant sortir.
de mes juges qui m'attendait. Ce juge , à qui i Pauvre enfant!., ali !.. (Il ,'amied a la uble et j avais sans doule inspiré de l'intérêt, m'a dit sc met a écrire.) A MM. Van liremel et Compas
que je ferais bien de quitter l'Angleterre pour ; gnic , à Amsterdam : » Monsieur et cher côn es-
quelque temps. Je crois qno b' conseil esl bon, ! » pnminni . avant été condamné aujourd'hui à la et je pars demain. » peine de mort , et devant être exécuté demain
conuei.M. ; » malin, à siv heures, je m'empresse de répondre
Oh ! partout où vous Irei , nous vous suivrons, j » à votre honorée lettre du 1 S courant , que J’acll.MUtv. » ccpte pour M. Harry Palmer, mon gendre, el
Oui , oui , partout ! . pour ma fille Cordclia . l'offr* que vous me
Jvnvis. » faites de la continuation de votre crédit. Mes
Non pas , mes enfans . non pas. F.t ma maison. » biens n'ayantpoint été confisqués, ma mort, je que deviendrait-elle ? sommer-nous asseï riches » l'espère, uc portera aurnne atteiute a la sépour l’abandonner ? en vohs mariant l'nn à Pau- « rurité que la mais m Jarvis vous a toiijou...
«re . je ne vous donnerais donc que la misère P » piréc. Traite/, donc avec mon fils et av ” j’ai plus de prévoyance et moins d'égoïsme. Vous . fille rumine vous aviez l’Iiabitnde de , ra j t Jr
JARYIS,
» avec moi , c'est-à-dire à six mois de date et au <*» pour ma tille aurait au besoin du courage pour > denier vingt. I la défendre.
• J’ai l'honneur d’être, etc.
Jarvu. »