ACTE II. SCÈNE VII
HARRY, virement. *
Non, Monsieur... pas avant que je les aie Inès moi-même,., oh! c’est que vous ne savez pas... vous ne pouvez pas savoir...
JARVIS
Ne l'écoutez pas, c’est son complice, voilà pourquoi il me cache cette gazette. Mais je la veux... je l'exige... et si vous me refusez!.. (On entend un prélude sur le clavecin; souriant.) Tiens! qu’est-ce que ceci...
VAX CLAER.
Ne faites pas attention, c’est ma fine qui s'exerce sur le clavecin...
Écoutez! écoutez!...
coRDELiA , chante derrière le théâtre.
O regrets t A douleur pressante?
Elle seule était innocente ,
Et ses mains ont pu la chasser !
Sera-t-elle toujours absente.
Faut-il mourir sans l’embrasser?
Il est seul sur la terre ,
Sans enfans, sans appui :
Fût-il jamais un père Plus malheureux que lui 1 (A mesure que Cordelia chante, Jarvls se calme; à la fia du couplet, il tombe dans un fauteuil et pleure.)
ÜARRY.
Voilà l'effet que produit sur loi la voix de sa fille... quand ses larmes coulent, la crise est passée , et alors il faut le laisser seul... si vous avez quelques ordres à donner, vous pouvez profiter de ce moment, tandis que moi-même, je vais annoncer à sa fille que tout va bien. De là , j’irai à la poste chercher des lettres que j’attends.
VAN CLAER.
* Puisqu’il faut abandonner notre malade à luimême, je vais prendre congé d’un étranger qui visite mon établissement, et à qui j’avais promis d'aller le rejoindre.
HARRY
je vous retrouverai ici dans uu instant, n'estce pas?
VAN CLAER.
Dans dix minutes. Il me tarde de l’interroger.
UARRY.
A bientôt.
(Ils sortent tous deux, Tan Claer par le fond et
Harry par une porte latérale , après s’être assuré
que Jarvis est tou t-à-fait calmé.)