Buser, op. cit., p
2. Lettre de Balue à Etienne de Vesc, le 17 oct. [1489] (Arch. nat., K, 73, n« 1). ,
3. Balue à E. de Vesc; 21 oct. [1489] (Arch. nat., K, 73, n« 2).
« tout dévoué^ », il se laisse gagner par l'accueil de Ludovic. Celui-ci fait montre d'une grande amitié pour le cardinal d'Angers et promet de donner toute satisfaction au roi.
Faucon rejoignit Balue à Rome le 22 février 1490. Innocent VIII parut très disposé à l'écouter, mais, toujours placé entre les deux partis, une fois encore il se montra hésitant, indécis. Tantôt il prétait l'oreille aux ouvertures de l'ambassadeur, tant(3t il déclarait qu'il voulait rester bon Italien et ne s'occuper des affaires de France qu'en tant que le Saint- Siège y serait directement intéressée Faucon demanda à nouveau l'investiture de Naples en faveur de René de Lorraine; malgré ses efforts et en dépit de ceux de Balue, il n'obtint pas de réponse formelle.
Le départ du cardinal pour la Marche d'Ancône, au mois d'août, retarda encore toute solution ; la campagne de Bretagne retint Charles VIII en France et, comme sur ces entrefaites notre évêque était mort (oct. 1491), Innocent VIII, n'étant plus soumis à son influence, « entra en négociations « avec Ferdinand et finit par lui promettre l'investiture, (( comme clause essentielle du traité qui fut ratifié par bulle « du 4 juin 1492^ »
La grande activité d'esprit de Balue lui permettait, tout en s'occupant des affaires de France en Italie, de songer à ses propres intérêts et de s'acquitter d'autres missions dont le Pape le chargeait*.
On se rappelle qu'il avait recouvré ses biens et ses bénéfices, et que Charles VIII lui payait chaque année une pension de deux mille livres. Tous les titres qu'il portait ne suffisaient pas encore et Jean Balue, évêque d'Albano, cardinal d'An-
1. Lettre de Tornabuoni, le 20 janvier 1490, citée par Buser. loc. cit., p. 279.
2. Lettre de Pandulfini à Laurent de Médicis, le 12 juin 1490; V. Buser, op. cit., p. 284.