Guillaume Cousinot
3. Il y a ici un blanc d'une dizaine de lignes. Il est suivi de la mention suivante qui paraît se rapporter à l'affaire de la dime: « qu'il en « avoit sa part et touteffoiz le Roy,neautrede par luy, n'en eut oncques « denier ne volunté d'avoir ; pour quoy est de nécessité que la vérité « du tout en soit sceue. »
4. Le texte s'interrompt ici brusquement. — On trouve à la fin cette mention : « Interrogatoires touchant maistre Pierre Durand et autres advertissemens, » fol. 71.
214 XV. — 1369, RESUME DE L'IiNTEUUOGATOIRE DE JEAN 13ALUE
[14G9 s. d.]. — RésuDié de Vinlevroi^aloire de Jean Baliie.
(( Articles touchant les choses commises par le cardinal (( d'Angers. »
Pareillement ledit cardinal a confessé que luy et ledit de Verdun conclurent ensemble de faire ledit mémoire, et l'envoyer devers mondit seigneur de Bourgoigne ; et qu'il le minuta de sa propre main, et le bailla audit de Verdun pour le faire porter a son homme a mondit seigneur de Bourgoigne, pour ce que ledit cardinal disoit qu'il n'avoit homme en qui il se osast fier pour ce faire, et que pareillement il escripvist ladite lettre, laquelle il lessa au porteur, par manière d'enseignes, pour lui donner crédit; et recouvra son original, après qu'il fut coppié, et le brulla.
Item, a confessé ledit cardinal qu'il faisoit ces choses affin que mondit seigneur de Guyenne et mondit seigneur de Bretaigne ne prensissent party avec le Roy, et que par ce moyen le Roy ne tiensist conte de monseigneur de Bourgoigne, et qu'il n'avoit sa fiance d'autre auctorité devers le Roy sinon par le moyen de mondit seigneur de Bourgoigne.
Et tendoit ledit cardinal que le Roy fust tousjours en crainte de n'ozer courousser mondit seigneur de Bourgoigne, et que monseigneur de Bourgoigne eust toute l'auctorité avecques le Roy ; et que par ce moyen il est seur de mondit seigneur de Bourgoigne, qui auroit l'auctorité soubz luy; et qu'il gouverneroit tout.
Item, dit que jamès il n'aima les Bourgongnons et que s'il les eust pu tromper, il l'eust voluntiers fait; et que se qu'il faisoit pour eulx n'estoit que pour faire ses besongnes.
Item, et au regard dudit de Verdun : ainsi que d'une part ledit cardinal esayoit touchant Bourgogne, ainsi ledit de Verdun esayoit d'autre part envers mondit seigneur de Guyenne, pour empescher que mondit seigneur de Guyenne ne prensist le partaige de Guienne et qu'il prensist celui de Champaigne afin qu'ils fussent joints ensemble, luy et mondit seigneur de Bourgoigne pour tenir le Roy en subgection.