‹ Jean Balue, cardinal d'Angers (1421?-1491)Chapitre 80 sur 187 · Abrégé par forme des charges qui pèsent sur Balue Le · texte numérisé non relu

Abrégé par forme des charges qui pèsent sur Balue Le

passage qui est ici visé est évidemment l'abrégé du premier interrogatoire de G. Lauvergnat ; pièce justif. n» XVI. Dans son discours au Souverain Pontife, Cousinot narre les mêmes faits, mais en exagérant, si l'on s'en tient à V Abrégé par forme. D'après lui, Balue aurait ajouté que le roi était très malade, à demi fou « quod mulieres « non diligebat, nec erat aptus ad habendum generationem et quod « sodomita erat, et excitaret dictum Balue ut maie de predicto duce « [Charles le Téméraire] loqueretur, quod nunquam facere voluit ». Il aurait, de plus, insisté sur ce point: quand Charles de France se rendrait en Champagne, qu'il ne passe pas sur les terres du roi, mais par mer ; dès lors, les deux ducs tiendraient en leurs mains le royaume et le roi (Bibl. Nat., fs. lat. 5414 a, fol. 218 et suiv.).

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le tPouver à trois reprises différentes ; le sénéchal de Foix, le sieur de Craon, le sieur du Lude, et surtout l'évêque de Verdun et un certain Jean Le Viste. Ce dernier paraît avoir joué, dans les commencements de la trahison, un rôle fort important, mais aussi fort mystérieux; il parlait toujours seul à seul avec Balue et ne venait qu'avant le jour, ou le soir « fort tart ^ » .

Quant à Harancourt, il était devenu le plus grand ami du cardinal ; pas de jour ne se passait sans qu'ils eussent ensemble quelque conférence secrète; leurs intrigues étaient dès ce moment poussées trop loin pour qu'il leur fût possible de reculer, et cependant Louis XI semblait leur être plus favorable ; il avait récemment accordé à Balue une gratification de six mille écus d'or, — que nous avons déjà mentionnée', — et il priait le Souverain Pontife de donner à l'évêque de Verdun le chapeau de cardinaP.

Les ambassades de Lastic et de Lauvergnat avaient porté leurs fruits ; deux ou trois fois, les envoyés du roi de France à son frère pensèrent que toutes les négociations allaient être complètement rompues, et se virent sur le point de revenir sans avoir rien obtenu*.

Ce beau résultat et les bonnes dispositions du roi auraient dû, ce semble, arrêter, quelque temps au moins, les menées des deux prélats. Mais, soit amour du péril et des fausses situations, soit crainte de voir Charles accepter l'Aquitaine

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