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désordre où nous avait mis un combat si long et si opiuiàtre. Le capitaine et tous les ofticiers du vaisseau le San ■■Pardi furent tués ou blessés, et l'on m'apporta les brevets de MM Bart el F«rbin, depuis chefs d escadre, qui avaient été ci-devant pris par ce même vaisseau. Je perdis en cette occasion prés de la moitié de mon équipage ; la tempête nous sépara les uns des autres ; M. Boscber, mon cousin germain, qui était mon capilaine en second et qui s'était fort distingue dans ce combat, se trouvant à bord du Suns-Parcil, fut obligé de faire jeter a la mer tous les canons de dessus sou pont el ses gaillards; et, quoiqu'il filt sans mâts, sans canons et sans voiles, il eut I habileté de sauver ce vaisseau el de le mener dans le port Louis. Le vaisseau le Boston trouva après la tempête quatre corsaiies de Flessiugue qui le reprirent à la vue de I Ile d'Ouessant, et ce fut avec bien de la peine que je gagnai le port de Brest avec mon vaisseau démâte de ses mâts de bune, d'artimon, et tout délabré.
« Le feu roi Louis le Grand, attentif à récompenser la vertu militaire, voulut après cette action m'bonorer d'une épée; je