‹ Jean Bart et Louis XIVChapitre 41 sur 120 · PREMIER COMBAT · texte numérisé non relu

PREMIER COMBAT

« Que chacun, en général, peut cHre satisfait de ce que les Français ont fait dans la journée du premier combat des armées navales, puisqu'ils y ont soutenu et entrepris autant ou plus que les Anglais, et qu ils sont allés au feu de l'ennemi avec autant de résolution qu'il s'en pouvait attendre.

« Quelques-uns qui ont regardé de près disent « que, quand « M. de Ituyter revira de sa première bordée, on vit huit des « vaisseaux du roi, apparemment surpris du revirement im- » pré TU, qui revirèrent devant lui avec plus de hâte que la « bienséance n'eût voulu. » M. de Valbelle, qui était de rea revireurs, en dit des raisons, « mais il y ajoute qu'il ) en eut « qui allèrent si loin, qu'on ne les revu qu'un long temps h après.

• Que M. le vice-amiral y a laissé échapper une action de « décision qu'il devait entreprendre; ce lut environ le midi u quand, ayant le vent sur les Hollandais, qui étaient alora as- « sez mêlés, il manqua de revirer pour arriver sur eux, afin de « tirer profit de son avantage ; au lieu d'arriver, faisant aervir ■ sa grande voile, il tint le vent, et, sans avoir aucun ennemi « devant ou derrière, il s'amusa a courir un bord d'une lieue de « longueur.

4 Les brûlots ont été consommés dans ce combat avec aussi * peu d'utilité que de conduite: aucuns d'aux ae sont perdu* v par la témérité de leurs capitaines, qui aont allés préciplt tamment à l'ennemi sans en avoir eu l'ordre et sans y être •• accompagnés; les autres y ont été mandée avec ordre de» « commandants, mais sans y être escortée et couvert* comme il « en est l'usage ; de sorte que. se trouvant aeule entre deux « lignes, en vue et au blanc de l'ennemi, ila en étaient oouléa « bas, ou endommagés beaucoup, avant qu'ila pussent être en s place d'exécution. »

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