ENVOYÉ DE GÊNES
• l"< 8 avril 1684, * V»tcncienn«* .
a De car le roi, » Il est ordonné au sieur exempt de la prévôté de l'Itolel et
U. U Due jrtii» une atsiette à
ses en vinrent à ce point que ht. le Duc, pour dernier dilemme, jeta une assiette a la télé du comte de Fiesque, et le chassa de sa t.ihle. H. de Fiesque. outré, alla dîner et coucher chez le curé du village ; mais, .V. le duc étant plus rassis le lendemain et ayant fait toutes les avances d'un raccommodement, ils continuèrent de vivre dans la même familiarité qu'auparavant.
On n'a pas cru ces détails inutiles, en cela qu'ils donnaient un léger crayon des causes premières de celte expédition, car il est facile de se convaincre que l'ambition personnelle de Seignelay. puis les intérêts particuliers de MM. de Rion et de Fies-
3ue, amenèrent seuls cette guerre ; étant impossible d'aceorer aucune solidité à ce reproche si banal de propos injurieux conire te grand roi, non plus que de reconnaître comme juste ce droit que Louis XIV s arrogeait de limiter les armements de ses voisins surtout un armement aussi inofl'ensif que celui de quatre galères, qui ne furent mime pis armées en guerre, et qui ne servirent qu'à donner dans le port quelques divertissemenls.
Lngucrrv résolue. Louis XIV, par une incroyable violalîon dn
In tfte dj comte Ac. Fic«|ur.
« grande prévôté de France de se transporter incessamment au « logis du sieur Marini, envoyé de Gènes, et de se saisir de sa « personne, pour le conduire, sous bonne et sûre garde, au châ- « teau de la Bastille, ou il demeurera jusqu'à nouvel ordre de « Sa Majesté. »
Huis vient la lettre pour M. de Bèscmaux, gouverneur de la Bastille.
Du lit jour.
• M- de Bèsemaux, ayant donné les ordres nécessaires pour « conduire en mon château de la Bastille le sieur de Marini, « envoyé de Gènes auprès de moi, je vous écris cette lettre pou r s vous dire que vous ayes * l'y recevoir et a le garder sûrement « jusqu'à nouvel ordre de ma part ; H faut néanmoins que vous « le traitiez avec honnêteté, et que vous lui laissiez la liberté /de se promener dans le château.
i La présente n'étant, etc.