‹ Jean Calas et sa familleChapitre 31 sur 100 · DÉCLARATION · texte numérisé non relu

DÉCLARATION

De la F'énérable Compagnie des Pasteurs et Professeurs de V Église et de V Académie de Genève,

Spectable Delorme, avocat en cette ville, requis au nom d'un avocat étranger, de Tinfonner, s*il est vrai que ce soit un principe admis dans notre Eglise, ou approuvé par un Synode tenu k Genève, qu*un père puisse faire mourir ses enfans, quand ils veulent changer de religion, s'est adressé à cette Compagnie, et Ta priée de donner à cet égard une Déclaration authentique des faits, disant que notre Eglise est ouvertement accusée d'avoir un tel principe, et qu'il est essentiel pour un cas très-grave, que la vérité sur ce point soit parfaitement

connue.

Sur quoi opiné, chaque Membre de la Compagnie a témoigné l'horreur dont il avait été saisi, à l'ouïe d'une pareille imputation, et son etonnement de ce qu'il se trouve des Chrétiens capables de soupçonner d'autres Chrétiens d'avoir des sentiments si exécrables.

Cependant, puisque l'on croit nécessaire que la Compagnie s'explique sur une opinion si étrange, elle dit et déclare

Qu'il n'y a jamais eu parmi nous, ni Synode, ni aucune assemblée qui ait approuvé cette doctrine abominable, qu'un père puisse ôter la vie k ses enfans, pour prévenir leur changement de Ueligion, ou pour les en punir, que mi>nie jamais

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