‹ Jean Calas et sa familleChapitre 41 sur 100 · KT LES PROTESTANTS DE FRANCE · texte numérisé non relu

KT LES PROTESTANTS DE FRANCE

et Vautorité ecclésiastique, c'est préparer ceux dont il a surpris la confiance par ses déclamations j à redouter et cependant à mépriser toute autorité. On passe aisément du mépris à la révolte^ et c'est le peint de vue de cette foulede ministres obscurs qui n* attendent leur considération et leur fortune que du trouble et du désordre.

Tout ceci aboutit à une théorie complète du despotisme le plus illimité, au point de reléguer dans l'autre monde l'autorité de Dieu même pour tout laisser icibas à cdle du roi, et cela sous prétexte d'une parole de Jé8U8-<]!lirist :

Le wjwune de Dieu n'est pas de ce monde; il ne veut régner que sur les cœurs et les consciences ; il laisse aux rois de la terre un empire absolu sur les actes extérieurs de leurs sujets.

En conséquence, si F. Rochette vient d'être condamné k mort, ce n'est point comme numvaîs raisonneur, mais comme scdi-' Hmmx ei rétrmctaire aux ordres du rm,

Paul Rabaut écrivit immédiatement un nouveau Mé^ moire fort court, qu'il envoya au Procureur général et au Ministre, et qui n'a jamais été publié. Nous l'insérons tout entier, d'après l'exemplaire adressé à M. de Saint- Florentin et qui est de l'écriture de Rabaut St-Etienne (Arch. Imp.). Cette humble réclamation nous parait un modèle de dignité, de simplicité [et de modération. Jamais un innocent calomnié ne s'est plus noblement souvenu « qu'il était personne proscrite et qu'il fallait respecter les lois. »

IIÉMOIRE POUR PAUL RABAUT (Mfif indieaiion de lieu ou de date, ni signature»)

C*e8t avec la plus vive douleur que le S' Paul Rabaut apprend de toutes parts quMl a eu le malheur d'indisposer cou-

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