AU SUJET DBS CALAS
Que pensez- vons de Taffaire des Calât ot de l'aff&ire du chevalier de Labarre? Etes-vous, on\ ou non, pour la révocation de TÉdit do Nantes ?Vollk qaelques-uneB des converBatioiM pleine» d'aetuaiiti que Ton peut entendre... dans le Paris du XIX* siècle.
Emile Montbodt, Revtu df DtuxMontU»^ t. 10, p. 778.
S'il n*y avait dans ce procès que l'affaire elle-même, si les préventions religieuses, l'esprit de corps et l'amour-propre de localité n'étaient intervenus, l'histoire des Calas s'arrêterait ici; leur innocence démontrée n'eût jamais été remise en question, et notre tâche serait terminée.
Il n'en est point ainsi, et nous devons raconter encore le revirement d'opinion qui fait considérer de nos jours par beaucoup de personnes comme perdue ou du moins comme douteuse, une cause que Voltaire et le dix-huitième siècle croyaient gagnée.
393 niSToms de l'opiniod zs psikcc
Kii pi^néiat, il faut en convenir, le pîxvcédé sâvi dana uae fuiilâ de publications, pour ou contre, est le même. Va turlùiui (les Calus, comme d'Aldégnier (1) dans tuu Itûtoii-e lie Toulouse, Court de Gebelin dans les TmtoMtiaiwi, M. de l»ongerville dans l'arlicle Cu-as da Dietionwtitv dr la Conversation, répète ou résume avec m* gàu^ruusn iodignalion Bt plus ou moins d'ranphase
Ttti u âlô dit de plus saillant pour la défense. Les' trumireu font de même pour l'accusation, liais perfn'H«itrrfirisej)core d'examiner en détail, avec un il de cnlique impartiale, les dépositions des lé-
l'iBS, Irs uiéjiioirea des avocats, les récits des Iiislonen». Nous avons élé obligé d'écarter nombre d'anecdotes lotichfutles. favorables aux accusés, qui avaient été reproduites successivement par tous leurs champions et «nxqurilefiil ne mimipiaitqne d'être réelles. Ce mélange de vrai ot de faux, rie déclamations hasardées et de faits dimnutrés a dû nuire & la cause.
An moment de In raori de Vollaire, partout excepté k Toulouse, touli;s les sympathies élaieut pour les Calas, On u vu qu'au immii'iil où ses cendres firent leur entrée triomphale ii Paris el furent portées au Panthéon, les Ihéfttres se firent les échos de l'enthousiasme général. L'homme qui, presque adolescent, avait fait OEdifie, et qui écrivit Iivne dans l'fkge de la caducité, était en luimême un persnnnage peu dramatique et difficile k mettre en scène. Mais le meurtre juridique de Galas p»rut & plusieurs unbeau sujet de tragédie, sujet très-nouveau,
<0 Dlioiii crpeadanl que d'Aldégnlcr loD livre: i* la»pporl dci chirurgiens ; i" 1b MoDiloirî; 4* un Inlerrogiioiro di navembre it<i eidu lo mars iitl.