‹ Jean Calas et sa familleChapitre 55 sur 100 · AU SUJET DES GALAS · texte numérisé non relu

AU SUJET DES GALAS

comme hostiles à la patrie, comme faisant des vœux pour Tenoemi; au moins faudrait-il produire les correqMm- 4ances qu'on incrimine. Jusque-là, nous nierons le fait. Ces paroles peuvent faire juger de son impartialité au point de vue religieux. Voici qui monti^era sa façon de penser comme Toulousain. U dit de l'arr^ de réhabilitation :

Ce fut dans Paris une joie universelle. Des sentiments bien opposés se manifestèrent en Languedoc Toulouse calomniée dans son passé, insultée dans le présent, menacée dans ton avenir, montra une grande irritation.

Que sera la justice toujours faillible des hommes, si c'est Tinsulter que réparer, autant qu'on le peut, ses lèrreurs? n'est-ce pas l'honorer au contraire? Il nous est impossible de comprendre en quoi la sentence qui réhabilitait les innocents condamnés par le Parlement, insultait la ville dans le présent et la menaçait pour l'avenir. Ce langage est celui de la passion. Ni la justice ni l'histoire ne parlent ainsi.

M. du Mège entre en matière par une phrase caractéristique et qui peut nous dispenser d'en signaler bien d'autres. U s'agit de la mort de Marc-Antôinéetde faire croire qu'il a été étranglé :

. Daw Isi uuit du 13 au 1 4 <( h Theure même où rarrestation du ministre Rochette a Caiissade allait devenir le signal de Tinsurrection des paysans calvinistes.. . »

L'auteur nous permettra trois questions sur ce début.

l"" Qu'est-ce que X heure où un événement va devoir le signal d'un autre événement?

2*» Veut-on dire que le pasteur Rochette, pendu ti Toulouse quelques mois après, a choisi le moment de son

'^2 HISTOIRE l>t l"OPIMO-\ KN FflAKCe *

ari'esUition el s'est laissé arrêter k dessein k l'iieure même où mourut Marc-AntoiDe?

3° A qui fera-l-on prendre pour une insin-rectionilti paysans caivinistcs le mouvemenl avorté que tenlÈrant quelques personnes pour délivrer, dans le trajet, le minislre arrêté, mouvement que trois gentilshommes psjtrenl de leur tête sur l'échafaud de Toulouse le 10 \ivrier î

Voici maintenant lanouv "; esplicatioa des faits. EDe consiste k innocenter les accusés et Galas lui-même, ta ce sens qu'il n'est plus le bourreau, mais seulemeolle dénoncialeui' de son liis. ' luleui* admet pleinemeol l'absurde calomnie doni ' I Rabaut ût justice et qui indigna l'Europe prol< Calas a dénoncé SOD fiU

aux anciens :

Ceux-ci n'Étaieui autres, i.. e. suit (1), que les minislnï dils du Sainl-EfaDgile, el les k lie la secle auraient pu ordùnner, suivantles doclrinee <. . anûenne loi, le su[>{dice ik rei inloHiinÉ.

l.'anrtvnne loi, c'est l'Ancien Testament où les fils rebelles sont condamnés à mort, mais où, quoi qu'ïD puisse penser l'auteur, il n'est nullement question d'é- Irangler ceux qui se font catholiques.

En parlant de la déclaration des pasteurs de Génère à propos de l'accusation ridicule portée contre Calvin; M, du Mtge s'écrie encore : «On voit (c'est son expression habituelle quand il affirme le contraire de ce qu'on voit), on voit que la compagnie des pasteurs de iieaèw dissimulait ou semblait ignorer » ce que dit, dans sûb inslittition chrétienne, cet hérésinrque,

{i)Oa Mil, Bii cDiUrnirc. quo lei snric.ia sonl loujouii dei lûqua

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