‹ Jean Calas et sa familleChapitre 71 sur 100 · MÊME · texte numérisé non relu

MÊME

A ]f« LJ^ CONTROLEUR GillÉRAL (1).

il avril I76S.

J?9À ITfaêpnefyli. devons envoyer un mémoire de Louis GtbMb G*Mliia ils de oelui qui a été cond* par le Pari' de TobIoiuni^ fl 3» a quelques «inées qufl s'est converti. Sa faoïilk l^al* aba»ioBBé en haine de sa conversion et il a hlbà ea^^ley^ Fautoi4té du Roi pour obliger son père à loi payeMMie' penston. Il parait par son mémoire que

(1) Pur Vohaire.

- («) I>e tcterdy (VdIt p. «s»).

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le don qui vient d'être fait par S M. à sa famille se distribue entre sa mère, son frère aîné et ses 2 sœurs, <ju' en est exclu et qu'il ne demande pas à y partager. Il borne II demander qu'une pension de 100 fr. qu'il a sur les économats soit augraentJ^ J'approuve le désintéressement qu'il marque en faveur de sa mère, de son frère et de sessceups. Mais il me parait essentiel qu'il partage avec eux la gratif-" accoMée par S. M,, à moins qu'il ne lui soit accordé quelque grfLce particulière, du moins aussi marquée et qui môme emporte quelque distinction. Tous les protestants du Boy* ont eu et ont encore les yeux ouverts sur le sort des Galas. Ils ne tarderont pas d'être informés de la faveur que cette famille vient d'obtenir du Roi. Et que pourront ils penser lorsqu'ils verront que le seul catholique de cette même famille n'y a aucune part? Ce sera pour eux un motif de triomphe, et ce qu'il y a de plus fâcheux, un nouveau motif propre à entretenir etâ.fortil)er la persuasion où ils sont déjà, par Tartiflce de leurs miulstres, que le Roi est décidé pour la tolérance. L'inaction où nous restons, faute de troupes, en Languedoc et dans la plupart des Provinces infectées de l'hérésie ne le leur persuade déjà que trop. Aussi, suivant les d'" nouvelles que j'ai reçues de Languedoc, les Proteslants y deviennent de jour en jour plus audacieux. Dans le mois d*' il y a eu des assemblées de 6,000 hommes dans le diocèse du Puy. Le jour de Pasques il s'en est tenu une trës~n ombreuse presque aux portes de Montp", où résident le Commandant et l'intend' de la province. Depuis peu on a tenté jusqu'à deux fois de bâtir un temple dans une paroisse de cette même Province. Si l'on ne peut actuellement remédier à tous ces désordres, IL est du moins important de ne pas laisser croire que S. M. les approuve. Il est important que Ton sache qu'elle persiste dans l'intention où elle a toujours été de protéger la R. a et de n'en pas souffrir d'autre dans.

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son Roy*. Des drconstonces singulières Font déterminée à accorder une gratifo» à une famille pi*otestante et publiquement reconnue telle. Mais il ne faut pas que Ton puisse en rien conclure en faveur de la Religion que cette famille professe. C'est néanmoins ce qui arriverait si un catholique de cette famille, à qui le malheur commun donne le même droit aux bontés de S. M. s'en trouvait privé. Les Protestants ne manqueraient pas de s'en prévaloir et en môme temps ce serait un véritable sujet d'affliction pour les Gath. et pour les N^ convertis et une raison d'éloignement pour ceux des Relig^** qui auraient quelque disposition à rentrer dans le sein de TEglise.

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