PRÉFACE XI
raêmesArchives(l). Placées ainsi en regard les unes des autres, les nouvelles que reçoit le ministre et les instructions qu'il donne s'éclairent mutuellement d'une vive lumière et fournissent de précieux éléments aujuge,ment qu'il s'agit d'établir.
Ces quatre séries officielles, dont trois à Paris et une à Toulouse, sont complétées par une suite de douze pièces qui émanent de M. de Saint-Priest, intendant du Languedoc, en résidence à Montpellier. J'en dois la communication à M. Benoît, professeur à la Faculté de médecine, qui a eu l'extrême obligeance de répondre à ma demande en copiant lui-même ces dépêches sur les originaux , avec une exactitude rigoureuse jusqu'à ien respecter l'orthographe vieillie. C'est, du reste, une garantie de précision et de correction que nous avons tenu à donner partout où nous avons pu (2). .
J'ai reçu de mon ami M. Charles Read divers documents recueillis par la Société d'Histoire du Protestantisme français et d'autres qu'il a rassemblés lui-même. Je citerai parmi les premiers quelques lettres inédites, provenant de l'ancienne collection Lajariette à Nantes, et copiées dans cette ville par M. le pasteur Vaurigaud; parmi les derniers, plusieurs actes de l'état civil relevés par M. Read, à l'Hôtel-de- Ville de Paris, sur les registres dé la chapelle de l'ambassadeur de Hollande et ceux du cimetière des protestants avant la Révolution.
Après les dépôts publics , il fallait consulter, les papiers de famille. Avec les Calas un jeune homme, Gaubert Lavaysse, avait été impliqué dans ce terrible procès, du 13 octobre 1761 au 9 mars 1765. Une de ses sœurs, qui épousa l'écrivain La Beaumelle, avait réuni
(1) Seciion historique 1818. Do&sier de 19 pièces..
(2) Archive3 de laPrôfecttire de l' Hérault, (Liasse série C^ n^ 27i)« Dossier : Affaire Calas, )
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.,{^..tj^iB .^lïffltes i{i-8*,npe .cpllection ,très-ifl^çe^apte 4e, ;çièçeB. relatives à. cette affaire, contenant dés mémoires imprimés, des lettres médites, 4es [articles de ipijrnaux copiés par elle et jiisqu'aux épigrammes, aux petits vers de l'époque. Un pareil recueil, employé avec discrétion et critique , était un trésor inappréciable. Ces vcdumes étaient au ch&teau de Lavelanet (Haute-Garonne).en tapossession de M^'GIeizes, néedéCaiTarelli, p^'te-nièce de Gaubert Lavaysse et de M™ de La Beaumèlle. Malgré les scrupules et l'hésitAtion bien naturelle nu''^rouifait M"' Gleizes & se séparer de ces précieux volun;,es, elle m'a fait l'bonoeur de me les envoyer à Paris et de les laisser longtemps eçtre mes mains. Je ne puis trop lui en témoigner ici ma reepectueuse gratitude.
La Beaumelle prit use part active à la défense de la famille accusée. Q s'était même procuré une copie légalisée de la plupart des actes de la procédure toulousaine. Un fiutfe membre de sa famille, sqq neveu, H. Maurice. Anglivîel, ancien bibliothécaire a^ dépât de 1^ Marine, b&tier de tous ses manuscrits,, a bien voulu me t^ faire connaître et me fournir, en outre, noiabre de renseignements utiles.
lÙ. Léonce Destremx, arrière-neveu deCazeing, qui partagea un moment la captivité des Calas, a retrouvé au château de Saint-Christol trois lettres deM"' Calas et de sa fllle Nanclle, qu'il a bien voulu m' envoyer. Je dois également k M. Charles Meynier, de Mîmes, deux lettres de Jean Calas.
A la Bibliothèque du Louvre, j'ai reçu les plus gracieux encouragements de H. Barbier, qui porte avecdiatînction un nom illustré par son père dans la science bibliographique et qui m'a initié, non-seulement aux richesses du dépAt public qui lui est confié, mais encore h d'autres tjni lui appartiennent en propre. La bibliotbë-
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son bea^i<rpi^s<et ^ luiiac servit pour sOn éditûm de Vottaii^itffl'^a élé ouverte, ouisi que le&ootes manuscrites qu!il alaissées; J'y ai trouvé, soit en indications, soit en livr^, des i«ssoiHrces> que j'avais cherchées vaÎAement parUwt ailleurs.
Il noisuffisait pas d'explorer les diverses Bibliothèques de Paris; j'ai visité en 1850 celle de Genève, dont le direoteurv feu JMl. Privât, était d'une famille alliée à celle 4ies Galastet s'est empressé de faciliter et d'éclairer mes redMarehes. Plus tard H. Gaberel, aaciea pasteur, auteur 4'iine Histoire de l'Église de Genève^ d'un ouvrage intitulé Voltaire etlee Genevois^ etc. ^ a pris la peine de co^M^ dans le dép6t de l'Etat civil, quelques renseignemeats »qtti m'étûent nécessaires.
J'ai trouvé aussi à Londres,. dans leBritish Muséum^ quelques^ notes utiles.
Mais nulle part à l'éiranger je n'ai reçu autant de seooiirs qu'en Hollande, où un ancien et vénérable ami de ma ftfnille, m. L. G. Luzac, Cwratevr de V Université de Isyde et ancien^ministre de l'instruction publique, a bien voulu mettre à contribution pour œ tiavail sa vaste bibllolibèque, me communiquer deux lettresinédites de Voltaire, ainsi que d'autres pièces tirées de sa riche oollec^ion d'autographes, et enfin faire prendre à la Haye des informations et des copies dans les Archives del'Jàtat.
On peut juger, d'après ces détails, qu'il n'aurait pas été difficile de pubUer tout un voluotô de documents sur les Galas et leur procès. J'ai cru que cette surabon-* dancede preumres nuirait à leur cause et que ma tâche devait dUe d'éviter au lecteur le travail et les longueurs d'un euffiieosi minulieux, en le faisant d'iàvanoe, ei en mettaii4«au|flmr, ttvecile résultat ;de ces investigatkms, l'éUe lia» {Âèeas justifieativesL