‹ Jean Calvin (volume 2)Chapitre 66 sur 123 · Opuscules, p · texte numérisé non relu

Opuscules, p

C'est par la noblesse de telles pensées que Calvin donnait à la langue française cette noblesse de style qui allait en faire la langue du XVIIe siècle. C'est par la ferveur de tels sentiments que Calvin animait le cœur de ces hommes qui allaient être les Huguenots, les Gueux et les Puritains. Et je me rappelle la triste insulte, lancée par Bossuet et qui retombe sur lui comme une sordide éclaboussure : « Si les protestants connaissaient leurs origines, ils en rougiraient ! »

Dès le i5 mars (?) 1 54g, Bullinger, se faisant l'interprète de l'opinion publique protestante, écrivait à Calvin : « Je loue la foi que tu as manifestée en réfutant V Intérim. Le Seigneur te donnera la couronne de gloire. Nous rendons grâce au Seigneur. Nous te rendons grâce aussi pour tes soins et tes peines. Ce qui me plaît beaucoup, c'est la liberté et l'ardeur de ton style (in scribendo libertas et {élus) i. »

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