‹ Jean Calvin (volume 2)Chapitre 91 sur 123 · LES MÉMOIRES DU COMTE DE FURSTENBERG · texte numérisé non relu

LES MÉMOIRES DU COMTE DE FURSTENBERG

Nous avons essayé de nous procurer le texte français du mémoire de Furstenberg : nous n'avons pas réussi.

D'abord on n'a pu nous dire, à Lausanne, ce qu'était devenu l'exemplaire dont M. Herminjard s'était servi. Puis, à notre demande, M. le Dr Schorbach, de la Bibliothèque de Strasbourg, a répondu que non seulement la Bibliothèque ne possédait pas cet opuscule, mais qu'il n'en avait jamais vu aucune mention dans aucun catalogue. Bien plus ! une réponse analogue nous a été faite par les archives de S. A. le prince de Furstenberg, à Donaueschingen. L'honorable archiviste, M. Tumbûhl nous a écrit : « Nous ne possédons, en français, ni l'un ni l'autre des mémoires dont vous faites mention. Je n'ai pas non plus connaissance de leur existence. » Il ajoute : « Cependant je crois que M. Herminjard a eu en main un texte français, car il n'a vu nos documents qu'en 1888, tandis qu'il a tait paraître son tome VI [où il est question du mémoire français], en 1883. » — Nous remercions MM. Schorbach et Tumbûhl de leur extrême obligeance; mais, en attendant que ces textes français se retrouvent, nous n'avons sous les yeux que les documents des archives de la maison de Furstenberg, dont parle M. Tumbûhl, et qu'il a bien voulu nous communiquer. Ils sont du reste fort intéressants. C'est d'abord un traité latin : Summa totius causae qitae inter generosum dominum D. Guilielmum comitem de Furstenberg, etc., et Sebastianuin Vogelspergiuin coutrovertitur. Le comte a fait rédiger ce traité par un de ses conseillers, pour répondre à la demande que lui a faite « son Cornélius », qui est en Italie. La lettre d'envoi du comte est datée du mois de juillet 1 54 1 . Comme le titre l'indique, il s'agit d'un récit des événements et de la controverse. — Le second volume ne contient rien moins que la défense du comte, la réponse de Vogelsberg et la réplique du comte ; mais le tout en allemand. V oici le titre du premier mémoire : Besîendiger Kurt~er and clarer beriecht, au aile Churfùrsten, Fûrsten und Stende des hailigen Reichs, der schandtlichen unerlichen handlung, so Bastian Vogelsperger, in der Kôniglichen Durchleuchtighait ans Franckrcich dienst, unnd deren letçern ~ng, ann Grave Wilhelmen von Fiirsteinberg, etc. (sic), seinem Obersten, geiibet und begangen bat. A la fin, ce document est daté : 15 septembre 1539. — Le second mémoire, celui de Vogelsperger, a pour titre : JVarbaffte gegriïnte verantworlting, unnd unwidersprechlicher Gegenbericht, ann Churfùrsten, Fûrsten, und gemeine Stend dess heyligen Reichs, Sébastian Vogelspergers : ivider den Unbestendigen, Erdicbfen, unwarhafftigen Bericht, so Graff Wilhelm von Furstenberg, allethalben im Rcich und inn Frank-

APPENDICE X

kreich, mitt imgrund, ûber in Vog<

elspergern, ausgebreytet, und inn Truck gebcn. Dargegen aber, er

Vogelsperger vor der Kron Franclireicb, sicb ehrlich veranhuort und widerlegt bat : wU das hierinn bestendiglich ^usehen. Anno , etc. (sic) MDXXXIX. A la fin du mémoire se trouve la date : 15 décembre 1539. — Enfin le troisième mémoire, celui de Fùrstenberg, a pour titre: Gegriindte Repli ch und unverleglicher Gegenbericht Graven Wilhehnen von Fur slenb ergs, etc. (sic), IVider des unehrlichen Vogels Sébastian Vogelsperger s erdichte lasterscbrifft, so er anstatt seiner beriimpten aniwort, der Kùniglichen Durchleùchtigkeyt auss Francbreich, inn nechst verschinenem octobre auff Grave Wilhehnen Verlûagung (yedocb inn desselbigen abwesen) iïbergeben bal. Ce document porte à la fin la date : 9 février 1540. — Il se trouve donc qu'à la date du 15 septembre 1539, le comte aurait publié son premier mémoire en français et en allemand. En comparant le court fragment du mémoire français, reproduit par M. Herminjard, avec le texte allemand, il est évident qu'on se trouve en présence d'un texte et d'une traduction, plus ou moins minutieuse. Mais où est le texte et où est la traduction ? — Il y a aussi lieu de se demander si le second mémoire de Fùrstenberg est bien la réplique dont parle Calvin, et dans laquelle le comte aurait répandu son amertume contre le connétable.

Appendice N° XI.

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