XII JEAN CALVIN
étranger, familiarisé avec l'histoire religieuse de l'Europe occidentale, que Calvin modifia si profondément, mais éloigné de nos divisions confessionnelles, politiques et ecclésiastiques, était peut-être mieux placé qu'un Français pour l'écrire avec impartialité.
M. Williston Walker est professeur d'histoire ecclésiastique (= histoire de l'Eglise chrétienne) à l'université bien connue de Yale, à New Haven, dans le Connecticut, Etats-Unis d'Amérique. Il a donc été élevé dans un pays où le calvinisme a exercé une influence religieuse et sociale prépondérante et d'autant plus remarquable qu'il s'y est développé librement, sans être assombri et déformé par les luttes sanglantes qui ailleurs l'ont discrédité, en déshonorant ses bourreaux.
Un livre dans lequel M. Walker réussit â condenser, en moins de cinq cents pages, la substance de son enseignement sur le développement de l'ensemble de la Réforme, intitulé The Reformations le désigna à l'attention d'un de ses collègues, M. Samuel Macauley Jackson, professeur d'histoire ecclésiastique à l'université de New-York. Celui-ci avait entrepris de diriger la publication, sous le titre de Heroes of the Reformation^, à' xxnQ^év'ieAQ biographies critiques des principaux réformateurs ; il confia à M. Walker celle de Calvin
* New-York, Ch. Scribner's Sons, 1901. Ce volume est le 9™e d'une série de 10, intitulée Ten Epochs of Church History {à\x époques d'histoire de l'Eglise).
^ Jusqu'à ce jour il a paru neuf biographies de ces « héros de la Réforme » (New-York, Scribner's Sons), savoir celles de