‹ Jean Calvin, les hommes et les choses de son temps (volume 3)Chapitre 132 sur 176 · Sauf les deux derniers Mémoires. « A Amsterdam · texte numérisé non relu

Sauf les deux derniers Mémoires. « A Amsterdam

Syô LA PENSÉE POLITIQUE

paroit qu'à certains égards les Etats étoient supérieurs au roi, par exemple, quand ils l'élisoient, le déposoient, le jugeoient et le corrigeoient, et que dans les autres ils partageoient toutes les parties de la souveraineté avec le roi. Par toutes ces preuves, il paroit que la puissance absolue est un monstre, qui n étoit pas même connu en France, il y a quelques siècles. Il ne faut donc plus s'étonner que les rois de France, pour se rendre absolus, aient entièrement supprimé l'usage des Etats.... C'est dans ces assemblées uniquement qu'on pourroit trouver du remède à nos maux '. » — Voilà ce qui avait été écrit non pas en 178g, mais en 1689. Et ce n'était pas seulement du Jurieu : il faut dire c'était du Fr. Hotman dans sa Franco-Gallia ; c'était la plus pure et la plus constante pensée du calvinisme depuis ses origines.

\. Mémoire VII sur les Etats généraux, i" février 1690. — L'éditeur de 1788 écrit; « Ce qu'il dit de l'origine des Parlements est peut-être ce qu'il y a de plus constant, de plus vrai, d'après les monuments de notre histoire » (p. vu).

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