‹ Jean Calvin, les hommes et les choses de son temps (volume 3)Chapitre 140 sur 176 · DE GROTIUS A I,A FIN DU DIX-HLITIÈME SIÈCLE SQI · texte numérisé non relu

DE GROTIUS A I,A FIN DU DIX-HLITIÈME SIÈCLE SQI

le païen l'autorité unique est absolue. 11 n'y a pas de domaine qui lui soit soustrait, pas même le domaine religieux. Le^w^ sacrum est une partie du jus piiblicuin. Le culte est affaire de TEtat, rentre dans les fonctions du magistrat politique. — Grotius écrit son ouvrage : « De Tautorité (imperio) des puissances souveraines (summarum potestatum) sur les choses religieuses {circa sacra). 11 n'admet dans un pays qu'une autorité souveraine {suiujjja)., et c'est celle de l'Etat. « Si quelqu'un disait, les actions sont diverses : il y a des actions judiciaires, des actions militaires, des actions ecclésiastiques, et, au respect de cette diversité, le pouvoir suprême lui-même peut être divisé, il suivrait de cette opinion qu'au même moment le même homme recevrait de l'un l'ordre d'aller au palais, de l'autre l'ordre d'aller au camp, de l'autre l'ordre daller au temple, et qu'il serait tenu d'obéir à tous en même temps, ce qui est impossible ^ » — A l'autorité revient le droit de commander « sur les choses qui constituent la religion » (circa ea ht quitus religin consislit) '-.

Il est vrai qu'un peu plus loin il apporte des restrictions. Le pouvoir ne peut (ei non fas est) décider quelque chose soit dans les Eglises, soit contre les règles de la foi et de la religion édictées par Dieu i fidei ac religiouis régulas a Deo traditas).

Tel est le Droit naturel de (irotius, son histoire et son esprit. Ce droit dit moderne est le vieux droit du paganisme. Le progrès est un énorme retour en arrière).

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