Ongeloof en Revoluiie, p. 47, 48. — i. Ibid., p
'A. D'' A. Kuyper, De Gemeene gratie, 1904, III, p. 82-83. — Le D^ Kuyper réimprima ensuite en 1906 ce qu'il avait écrit trente ans avant, Het Calvinism, Oorsprong en waarborg onzer constitutionale Vrijleben, 1874, p. 55. 56.
admet que \' Instiliilloii « peut être lue avec profit, comme un des premiers livres de théologie » ; mais il s'efforce secrètement de dissuader les étudiants du Neiu Collège de la lire « déjà ». « Je suis effrayé, dit-il, de la voir trop influencer leurs jugements, et amener plusieurs à se montrer pleins d'humeur an sujet de l'Eglise, si ce n'est contre l'Eglise »
« En Ecosse, Knox et les commissaires invoquèrent le fameux passage de Calvin pour justifier la déposition de Marie Stuart. En Angleterre, non seulement Cart Wright et les autres auteurs de l'Admonition to Parliament, mais aussi leur adversaire Whitgift, et même l'anglican Elborow, invoquaient l'autorité de r/n5///H/WH encore en 1636. Citée par des Puritains de la Nouvelle- Angleterre, dont les œuvres étaient au loin répandues, comme le Gouverneur Bradford, Cotton Hooker, Roger Williams, Jonathan Edwards, et par les prédicateurs puritains devant le Parlement pendant la guerre civile, et discutée par les royalistes pendant presque tout le siècle, V Institution continua à être répandue pendant le dix-huitième siècle par de nombreuses citations dans le traité populaire de Bayly, Practice of Piety, qui avait eu cinquante neuf éditions en sept langues, vers 1759. Des hommes animés d'un autre esprit furent probablement influencés, directement ou indirectement, par les citations faites par une longue série d'auteurs, beaucoup lus et beaucoup cités, en Europe et en Amérique, le judicieux Hooker, Milton, Harrington, Sidney, Locke et Rousseau. On se fait une idée de la demande dont ['Institution était l'objet, quand on constate qu'elle eut neuf éditions avant la guerre civile, probablement dix éditions de 1763 à 1863 (dont six en Amérique) ; et de plus, par son apparition dans le Catalogue des livres de théologie, de Londres, approuvé en 1655 et 1657, et dans le Catalogue des livres les plus propres à être vendus, en 1657-1568. — De quelques, ouvrages de Calvin, il parut quatre cent trente-cinq éditions avant la fondation de la Nouvelle-Angleterre, ce qui donne une moyenne d'une édition par dix semaines. »
« A une époque où les livres étaient rares, et où ceux qui étaient achetés étaient lus, on comprend combien la lecture de l'Institution était devenue familière, quand on constate sa présence dans les bibliothèques des archevêques de Canterbury, des Universités et collèges anglais, de trois institutions coloniales anglicanes, de cinq églises du Lancashire, des théologiens puritains les plus importants d'Angleterre et d'Amérique, de trois Collèges coloniaux, de Collèges, de Gouverneurs, d'hommes d'affaires, de signataires de la déclaration d'indépendance, de membres de la Convention nationale, de physiciens, d'étudiants, de fermiers, de douzaines d'artisans, de commerçants, etc.. etc. — Sur cinquante-deux listes de livres, qui se rapportent à toutes les colonies, sauf la Delaware et la Géorgie, une seule liste ne contient pas de livres calvinistes '. «
2° M. Poster analyse les œuvres de Ponet, de Goodman, de Knox, de Buchanan, de Bèze, de Hotman, de Mornay. Il ajoute certains détails bibliographiques qui, en l'espèce, sont aussi intéressants qu'importants.
« L'influence directe de la Francogallia est facile à constater parmi les Huguenots, les Puritains et' les hommes libéraux. » On trouve des citations chez Milton, dans sa Defensio prima, 1651, p. 212, dans sa Defensio secunda ; — dans Sidney, Governement, chap. II, sect. XXX, dans Thomas Hollis, Memoirs II, appendice. Selders cite vingt-cinq fois Hotman dans les notes sur Drayton, Polyolbion. Mirabeau possédait des Mémoires qui contenaient la France-Gaule. »
« Le traité de Bèze eut douze éditions en français ou en latin avant 1608. » — « L'influence de Bèze était énorme. Ses écrits étaient cités, ou ses conseils demandés par les Huguenots, les Hollandais, les Allemands, les Ecossais, les puritains anglais et les colons américains... Whitgift se plaint à Bèze de ses tentatives, en Angleterre et en Ecosse, pour, au moyen de sept différentes publications, « imposer la discipline genevoise à toutes les Eglises,... et amener une démocratie »,