Ibid., p. 2o6, 207. — 2. Ibid., p
.'!. Schmidt, p. 220. — Malheureusement la conception démoniaque trouble encore les esprits. « L'Eglise nrotestante confessionnelle (Glaubenskirche) est toujours de nouveau sortie de Vinsfincf démouiaqtie, qui consiste à se considérer comme une institution autonome et indépendante de 'la société civile organisée. > (Schmidt, p. 220.) — 4. Ibid., p. 218, 2:7. — 5. Ibid., p. 222. — 6. Ibid., p. 228. — 7. Ibid., p. 199. — 8. Ibid., p. 194. — 0. Note n., p. 228. Wir werden auch darin die leitende Hand Gottes zu erkenncn haben.
l'esprit social du calvinisme 657
prit capitaliste, et a permis de se rendre compte enfin de la dure étroitesse de son principe fondamental '. » — 11 convient de s'abstenir de toute réflexion -.
4. Mais la forme la plus curieuse de cette explication est celle que lui a donnée le pré lécesseur méconnu de tous ces faiseurs de systèmes, le penseur robuste, l'écrivain clair, Ziegler.
Naturellement il part de Terreur initiale et habituelle : Calvin a réclamé un ascétisme contre nature. «Onpeut bien trouver ici et laun mot{ab luid ^ii eiii Wort), duquel on peut déduire aussi chez lui une certaine acceptation (Anerkennung) de l'art et de la beauté de l'existence. Même « ce qui sert au plaisir {Vergnïtgen) et que Dieu a créé, il ne veut pas » le rejeter complètement, en théorie. Mais sa pratique n'est pas moins « antihumaine {inhiiman) que la doctrine des philosophes blâmés par lui •'. »
De cet ascétisme au catholicisme il n'y a qu'un pas. « En fait, cette théocratie protestante rappelait les institutions catholiques du moyen âge, les règles de certains franciscains, l'Inquisition, la juridiction des évéques ; elle rappelait un passé plus lointain, les exemples de l'Ancien Testament, que Calvin aimait à invoquer, et Lycurgue, et Dracon, et la censure romaine, et le dur esprit de la Stoa \ »
Après quoi, subitement, Ziegler passe de la critique à l'éloge. Ces principes si faux ont eu les plus magnifiques conséquences. « Quand on considère les eflFets, dit-il (Wirkiingen), la chose se présente sous un jour essentiellement favorable. »
Tout est sauvé, Genève et le protestantisme. 0 Ce n'est pas seulement Genève qui par cette dureté (Hdrte) calviniste fut préservée de la corruption morale et de la décomposition politique, ce fut le protestantisme tout entier qui fut sauvé {der ganie Protestantismus wurde durch sie gerettet). » — Le catholicisme n'avait pas laissé des hommes mûrs pour la liberté. « Non. Or, ou cela manque, il n'y a qu'un moyen, l'éducation pour la liberté, par la sévère soumission à la loi ^ » — « Et ainsi le protestantisme est redevable à Calvin et à l'esprit qu'il a propagé, de n'avoir pas manqué, dans la lutte alors allumée, de chefs décidés et de soldats valeureux. La résistance indomptable contre le jésuitisme vint non des luthériens, mais des Réformés ; c'est dans les pays d'observance réformée que furent combattues et remportées les premières victoires. On peut donc trouver ce rude {herben) Calvinisme sans beauté (unschôn), on peut trouver sa moralité grossière