Cité par Glasgow, o. c. p
i. John Morley, A new calendar of great Meii, dans T/ie nineteenlh ceiilury, a inonthly Review, XXI, 1892, p. 317-319- — John Morley né en 1838, critique un calendrier positiviste, qui parlait de Hobbes et de Cromwell, et ne parlait pas de Calvin. {The new Calendar 0/ great Men, edited by Frédéric Harrison). — Les ennemis et les adversaires de Calvin sont d'accord avec les historiens les plus favorables ou les plus indépendants : Jacques \" Stuart, le représentant de l'absolutisme, dit en 1604 : « Un presbytère écossais s'accorde avec la monarchie [absolue], comme Dieu et le diable. Alors Jack et Tom, et Will et Dick, s'entendront et censureront à leur gré et moi et mon conseil, et toutes nos décisions. » (Cité par Hiester, o. c. p. 306.) — David Hume (1711-1776), le célèbre philosophe et historien, dont la philosophie était si éloignée de tout Calvinisme : « Cette précieuse étincelle de liberté a été allumée et préservée par les Puritains seuls, et c'est à cette secte que les Anglais doivent toute la liberté de leur constitution. » (Cité par Vollmer, p. 161.) — H.-Th. Buckle (1821-1862), appelé « historien de la civilisation », et qui, en matière religieuse, inclinait vers une certaine libre pensée : « C'est un fait intéressant que les doctrines appelées en Angleterre calvinistes, ont toujours été unies à un esprit démocratique, tandis que l'arminianisme a trouvé le plus de faveur dans le parti aristocratique. Dans les républiques de Suisse, du nord de l'Amérique, et de Hollande, le Calvinisme a toujours été la foi populaire. » (Cité par Vollmer, p. 158.)
•'î. Macaulay (1800-1859), Histoire d' Angleterre depuis t'avènentent de Jacques II. (Trad. de de Peyronnet, 2">' édit., 1861, II, p. 365.) — i. Glasgow, o. c. p. 1S6. — o. Ibid., p. 185.
ÉCONOMIE POLITIQUE yoS
moitié était écossaise, hollandaise, allemande, danoise, allemande, finlandaise; il y avait surtout les Huguenots de France, et les Irlandais de l'UIster '. Et le mot d'ordre était Westminster ; « le mot qui a été imprimé, avant et depuis, sur le symbole des Eglises calvinistes- ». « Le roi avait perdu deux ou trois onces de sang.... Mais telle était son énergie morale que, malgré sa faible santé, malgré sa blessure récente, il resta ce jour-là dix-neuf heures en selle ^ » Le maréchal, à un moment, juge qu'il doit payer de sa personne. Sans cuirasse, sans armure défensive, il traverse la rivière à cheval, et rallie les réfugiés : « Allons, s"écrie-t-il en français, allons messieurs, voilà vos persécuteurs. » Ce furent ces dernières paroles. Il tomba atteint de deux coups de sabre à la tête, et une balle de carabine lui était entrée dans la gorge. Le roi acheva de traverser la rivière. A peine sur la terre ferme, il prit son épée de la main gauche, car sa blessure et ses bandages ne lui permettaient pas de se servir de son bras droit. Il se jeta au plus fort de la mêlée, criant aux gens de TUlster : « Que ferez-vous pour moi ? » et le sort de la journée était décidé''; Guillaume, l'Angleterre, le protestantisme, le monde moderne étaient sauvés.
5. Calvin guide, et ï Europe du dix-huitième siècle suit l'Angleterre et Calvin ■'. « L'étude des institutions anglaises par Montesquieu*'. Turgot, Voltaire et Rousseau, a donné la forme et la direction de la Révolution française '. »