‹ Jean Calvin, les hommes et les choses de son temps (volume 3)Chapitre 25 sur 176 · Realencyclopâdie. X, p · texte numérisé non relu

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LES ANCIENS

Mais nous, avec Taidc de Dieu, nous résisterons, et nous nous eflForcerons, autant que nous le pourrons, de conserver les deux vocations distinctes *. »

Que pouvaient ces protestations ])latoniques, ces soupirs, — si honorables pour Luther ? — Le consistoire de Wittemberg siégeait depuis 1542 (presque la date, à Genève, des Ordonnances de Calvin, 1541). La présidence appartenait à un juriste et il était composé de pasteurs et de laïques pieux, choisis par le gouvernement 'K A la fin du seizième siècle, la suprématie du corps pastoral avait disparu. Les consistoires occupaient la place centrale, avec le prince et les conseillers formant au-dessus d'eux une cour d'appel •".

Allons-nous jeter la pierre à Luther ? Certes non. Il ne pouvait tout faire. Sa mission était de poser les bases de la rénovation religieuse, de proclamer la foi. Il a accompli sa mission admirablement.

La leçon qui se dégage des faits n'en est pas moins précieuse. Luther avait d'abord trop penché d'un côté; malgré ses hésitations, il a fini par trop pencher de l'autre, et ses successeurs sont tombés du côté où il penchait. Il avait été trop mystique et même quiétiste, ses disciples ont été trop juridiques. C'est logique, comme une réaction. Luther, l'ennemi exagéré, fanatique, des juristes, laisse se constituer une Eglise juridique. Tandis que Calvin, le juriste de tempérament et d'éducation, constitue une Eglise fortement antijuridique, vraiment ecclésiastique. — C'est logique. En ne se préoccupant pas assez de la constitution ecclésiastique, Luther non seulement n'a pas fourni les vrais principes, mais il a laissé la place vide pour les mauvaises constitutions, pour les constitutions juridiques et gouvernementales. — ■ En se préoccupant fortement de la constitution ecclésiastique,

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