Voir H. Dalton, Johannes a Lasco
2. Martinus Micronius, né sans doute à Gand en 1522 ou 1523, fut appelé comme pasteur des réfugiés flamands à Londres en 1550. Il s'enfuit avant les persécutions de Marie-la-Sanglante avec Laski, Utenhoven et 175 étrangers ; se réfugia en Danemark, fut chassé par l'intolérance luthérienne ; se réfugia à Emden, alla à Weimar où se trouvaient un certain nombre de réfugiés de Londres, fut chassé par l'intolérance luthérienne: se réfugia à Lubeck, fut chassé par l'intolérance luthérienne; se réfugia à Hambourg, fut chassé par l'intolérance luthérienne, et revint enfin à Emden. Il fut appelé à Norden. 1554, visita les réfugiés en France, revint à Norden et y mourut de la peste, comme ses deux collègues, 1559. {Real-Encyclopàdie, 3= éd., XIII, art. Micronius.)
3. F. Schikler, p. 35, n. 2. — l. Nach calvinischem Muster, aber in freier Aneignung. — .t. Selbst einem Calvin ebenburtig, wenn nicht ûberlegen. — 6. Ed. Simons, Die cilieste evangelisclie Gemeinde- Armenpflege am Niederrhein, 1S94, p. 6. — 7. Gœbel, I, p. 395. — 8. Voir W, xi, i. Le te.xte de la Forma et ratio se trouve dans Kuyper, Joanitis a Lasco. Opéra II, 1866. — Kuyper, p. 45.
LE CONSISTOIRE
très, lesquels sont de trois sortes : i'^ ceux qui vaquent à la Parole et à la doctrine, les pasteurs et les docteurs, et ceux qui vaquent au gouvernement, gubernatores; 2" les diacres. — Et cela fait bien les quatre charges de Calvin. — Mais Laski en ajoute une cinquième, celle du superintendant, le président de tous.
Voici comment on procède à l'élection du pasteur :
Un jour de jeûne est ordonné pour toute l'Eglise. « Ses membres sont avertis (c'est ce qui est spécifié pour l'élection des diacres) que rentrés chez eux ils aient à vivre toute la journée sobrement et frugalement et sans manger ni boire jusqu'au soir (ad vesperam usque), dans la mesure où la santé le permet, et qu'ils passent la journée en prière et en saintes lectures. — L après-midi, nouveau culte, sermon, explication ; et ainsi la journée se passe dans le jeûne et la prière '. » — Puis, au jour fixé, toute l'Eglise [tota ecclesia) se réunit. On lui expose les devoirs des pasteurs ; on lui expose les devoirs de l'Eglise vis-à-vis des pasteurs : « elle doit obéir à ceux qui sont pourvus d'un ministère légitime, comme aux délégués ilegatis) du Seigneur Christ, bien plus, comme si le Seigneur Christ parlait par leur bouche-. » — Ici, de nouveau, nous attirons l'attention sur ce fait : que les pasteurs sont choisis et nommés par l'Eglise et qu'ils n'en sont pas moins les délégués du Christ, la bouche du Christ. C'est la pure doctrine calviniste.
Dans le courant de la semaine qui suit, tout membre de l'Eglise [quisque ex ecclesia] réfléchit, et se demande quels seraient les hommes « les plus utiles et aptes. » Il envoie leurs noms par écrit aux pasteurs ou aux Anciens qui, avec les diacres, forment le cœtus (assemblée ; c'est le Consistoire). — Dans le courant de la semaine qui suit, le Consistoire examine les noms et les titres des candidats et les membres du Consistoire votent « par ordre, les uns après les autres, chacun à son tour. » — Les candidats qui ont obtenu l'unanimité, ou au moins la majorité, sont appelés en Consistoire. Puis, le dimanche suivant, leurs noms sont lus dans l'Eglise. On leur dit de se lever (consistere) « pour qu'ils puissent être vus très commodément par toute l'Eglise. » — Nouveau délai de huit jours. Chaque membre de l'Eglise réfléchit. S'il a quelque observation à faire, il la fait, posément, aux pasteurs ou aux Anciens. Son observation, son objection est examinée en Consistoire. Si l'objection est juste, le candidat contre lequel elle est faite est écarté, et un autre, pris sur la liste de ceux qui avaient été proposés, le remplace. Enfin « les ministres de la Parole et les Anciens de l'Eglise procèdent à l'installation {inaugurationem} publique des élus devant toute l'Eglise ^ » Et la liturgie d'installation est donnée.
Tous ces détails, non moins circonstanciés, sont renouvelés pour l'élection des Anciens, l'élection du superintendant, l'élection des diacres.
On voit les qualités de cette œuvre. C'est très clair, très précis ; tout est prévu et réglé avec beaucoup de soin et de piété. Mais c'est extrêmement long et d'une minutie qui n'oublie rien. — Calvin est l'homme de génie qui crée l'organisation, Laski est l'homme de talent qui règle admirablement tous les détails de l'organisation.