CHAPITRE TROISIÈME
La religion révélée et l'Ecriture sainte.
Première partie. Le témoignage du Saint-Esprit. — I. La Révélation. — 11. Histoire du dogme. — in. L'autorité de la Bible. — IV. Le témoignage du Saint-Esprit. — V. Preuves subsidiaires, i. Majesté de l'Ecriture. 2. Style. 3. Antiquité. 4. Miracles. 5. Consentement de l'Eglise. 6. Témoignage des martyrs. — VI. Le témoignage du Saint-Esprit et les preuves subsidiaires. — VII. Calvin et Vinet. — VIII. Fausse conséquence. — IX. Nature et portée du témoignage du Saint-Esprit. — X. La doctrine sur la maîtrise du Saint-Esprit.
Seconde partie. L Ecriture sainte. — I. Son but. — II. Son inspiration, i. La dictée. 2. Images et comparaison. 3. Les pasteurs, bouches de Dieu. — III. Les progrès de la Révélation. — IV. Questions d'authenticité. — V. Questions de critique (mots, différences, dates et citations de l'Ancien Testament). — VI. Mots et substance. — VII. Nécessité. — VIII. Clarté. — IX. Suffisance.
PREMIERi: PARTIE Le témoignage du Saint-Esprit.
CAUSE du péchc, la Religion naturelle s'est trouvée impuissante : « Les folies de nostre chair, » « nostre vanité, » nous empêchent de profiter de ces manifestations de Dieu ; et « non seulement le simple populaire et les gens de lourdz espris, mais aussi les plus c.xcellens en prudence et doctrine », même un Platon, i< qui est entre tous le plus sobre et le plus raisonnable et approchant le plus de religion [rcligiosissimiis) », tous se laissent étourdir et « lourdement » tromper '. Dans ces ténèbres, la révélation biblique vient nous éclairer : « Comme les vieilles gens, ou larmcux, ou ayant, comment que ce soit, les yeux débiles, quand on leur présentera un beau livre et de caractères bien formez, combien qu'ils voyent Tescriture, toutesfois à grand" peine pourront-ils lire deux mots de suitte sans lunettes {specillis); mais les ayant