‹ Jean Calvin, les hommes et les choses de son temps (volume 4)Chapitre 49 sur 149 · I. Les trois règles d'interprétation, déments · texte numérisé non relu

I. Les trois règles d'interprétation, déments

II. Morale religieuse et non indépendante. — III. Les dix comman-

L faut que l'homme estant perdu en soy, cherche sa rédemption en Jésus-Christ, » c'est le titre du chapitre VI de la seconde partie de Vlnslilutinn. Et c'est pour aider Thomme dans cette recherche que Dieu lui a donné la loi : « Non pas pour arrester le peuple ancien à soy [à la loi], mais pour nourrir l'espérance de salut qu'il devoit avoir en Jésus-Christ, jusqu'à ce qu'il veinst. » Tel est le titre du chap. Vil.

C'est la pensée de saint Paul : La loi « pédao-oo-ue « qui conduit à Christ. (Gai. 111, i>4.) Seulement, il faut bien comprendre la loi. Comment ? En tenant compte de trois règles.

1° Lorsque Dieu désigne un cas spécial, il entend parler de tous les cas. « En tous les préceptes, il est si notoire qu'une partie est mise pour lé tout, que celuy qui en vouldroit restreindre l'intelligence selon les parollcs seroit digne d'estre mocqué. » L'exposition de la loi, « la plus sobre qu'on la puisse faire, passe donc] oultre les paroles. » Seulement il faut se défier des « gloses humaines » et déclarer « fidèlement le pur sens naturel du Législateur. » Comment y arrivera-t-on ? En considérant, dans chaque précepte, « à quelle lin il nous est donné de Dieu ^ «

2° Lorsque Dieu formule une défense, il entend nous donner un ordre. « Si cela plaist à Dieu, le contraire luy desplaist. Si cela luy desplaist, le contraire luy plaist. S'il commande cela, il deff'end le contraire. S'il deffend cela, il

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