CHAPITRE SECOND
La loi et les chrétiens,
I. Les trois offices de la loi. — H. La loi et Luther. — IIL Calvinisme et hithéranismi
A loi, dans ses deux sens i moral et cérémoniel), a été un pédagogue conduisant à Christ. De là deu.\ nouvelles questions : T Quel rapport y a-t-il entre le Décalogue et les chrétiens? 2° Quel rapport y a-t-il entre l'ancienne Alliance et IWncien Testament, d'un côté, et, de l'autre, la nouvelle Alliance et le Nouveau Testament ?
Le Décalogue, la loi morale de l'Ancien Testament, a eu trois offices.
1° Le premier est « qu'en démonstrant la justice de Dieu, c'est-à-dire celle qui luy est agréable, elle admoneste un chacun de son injustice, et l'en rend certain, jusques à l'en convaincre et condamner'. » — « La loy est comme un miroir auquel nous contemplons premièrement nostrc foyblesse, en après l'iniquité qui procède d'icelle, finalement la malédiction qui est faicte des deu.\, comme nous appcrccvons en un miroir les taches de nostre visage -. »
Il est bien évident que la loi étant ce que nous avons vu qu'elle est pour Calvin, l'idéal parfait de justice et de sainteté, elle ne peut être accomplie parfaitement, c'est-à-dire comme elle doit l'être, par aucun enfant d'Adam.
« Quand nous regarderons depuis le commencement du monde, je diz qu'il n'y a eu nul de tous les saincts, lequel estant en ceste prison de corps mortel {corpore moriis circumdatus] ayt eu une dilection si parfaicte jusques à aymer Dieu de tout son cœur, de toute son àme et de toute sa vertu.... Je diz encore plus, qu'il n'y