Herminjard, V, p. 336, 337, 338. — 2. Ibid., p
LA RKVOI.LTION A Gl GUILLERMINS
il présente la question sous un autre jour. Ce n'est pas à l'homme que le respect, que l'obéissance sont dus, c'est au ministre de la parole. Un pasteur qui n'enseigne pas la parole du Seigneur, quels que soient son titre et ses prérogatives, est indigne du pastorat. « Mais comme je suis certain que nos frères, qui exercent aujourd'hui le ministère chez vous, vous enseignent l'Evangile, je ne vois pas où serait, devant Dieu, votre excuse, si vous les négligiez ou les rejettiez. Quelqu'un répondra-t-il : mais ceci, cela me déplaît, dans leur doctrine, dans leurs mœurs : D'abord, je vous en prie au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, quoi que ce soit, examinez-le bien sérieusement et sans jugement précipité. Et ici il parle avec une sagesse dont il avait un peu oublié lui-même les préceptes dans sa lettre à Bullinger.] Car, par charité, nous nous devons réciproquement de ne pas porter sur les autres un jugement téméraire, mais de faire preuve, autant qu'il est en nous, de clémence et d'équité, et il faut encore plus user de cette modération vis-à-vis de ceux que le Seigneur a particulièrement élevés au dessus des autres. En conséquence, quoiqu'ils ne soient pas dépourvus de défauts (sujet sur lequel je ne puis me prononcer, je n'en ai pas la liberté i, vous devez cependant penser que vous ne trouverez personne de si parfait que vous ne regrettiez en lui plusieurs choses.... Enfin je ne puis douter, quant à leur doctrine, qu'ils ne vous enseignent fidèlement les points principaux de la religion chrétienne et ce qui est nécessaire au salut1. »
Le lecteur n'a pas besoin d'être aidé à faire les réflexions nécessaires sur une pareille lettre.