‹ Jean Calvin, les hommes et les choses de son tempsChapitre 107 sur 156 · SE · texte numérisé non relu

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C'était bien la lumière nouvelle qui y avait pénétré avec Pellican. (Page 488.) L'église devient le lieu de réunion du peuple qui réclame la Réforme. Le gouvernement hésite. Sa lenteur laisse la Réformation éclater en révolution. Le 8 février 1520, au matin, l’église des Cordeliers se remplit. On demande la

révocation de douze membres du Conseil. C’est le club. Œcolampade parait pour calmer les passions; mais en vain. Du 8 au 10, tout est fini; les images gisent brisées sur le sol.

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Bâle. Salle de la Corporation des jardiniers. (p. 484.)

[1 fallait organiser. Œcolampade sut ce qu’il lui en coûta de peines, de chagrins, de labeur immense. Il avait alors changé de domicile et habitait, derrière la cathédrale, une maison qui n’existe plus. C’était l’ancienne maison du prédicateur de la cathédrale, plus tard maison du premier vicaire. Ici, sans doute, il logea Zwingle, qui arriva, le 3 septembre 1529, et passa chez lui quelques jours, allant au fameux colloque de Marbourg'. Ici il mourut. « Dans cette demeure quitta cette vie le cher homme D. Jean (Ecolampade, par le service duquel l'Eglise de Bâle se détacha de l'erreur catholique. Sa fin chrétienne eut lieu le 21 novembre anno 1531°. » Comme on lui demandait s’il voulait qu'on ouvrit la fenêtre, il répondit, mettant la main sur son cœur: « Là, il y a assez de lumière. » Assez de lumière, n'est-ce pas la devise magnifique et humble du chrétien ? Gœthe, le représentant incomparable de la sagesse humaine, devait mourir en demandant « plus de lumière. »

Amerbach nous dépeint Œcolampade comme usé à la tâche. (Page 480.) IL n'avait que quarante-cinq ans, et paraissait « un homme d'un âge très avancé, à la tête branlante, si décharné qu’on croirait un cadavre vivant. » Tout en s’appuyant sur Zwingle, il avait su conserver son originalité, et, en particulier, il avait

4. Stähelin, Huldreich Zwingli, I, p. 392. — 2. Description de la cathédrale et de ses environs, par Christian Wurstisen, — « Christian Wurstisen, professeur et chroniqueur de Bâle, 1534-1588, » biographie par Achille Burckardt dans les Beitrige zur vaterlündischen Geschichte. Vol. XII, DS 5yiets.

réclamé pour l'Eglise le droit d’excommunication. « Va le dire à l'Eglise et non à l'Etat, répétait-il ; c’est la parole du maître ! » Il avait ainsi préparé quelques pierres pour le futur édifice synodal : homme intermédiaire entre Zwingle et Calvin.

Seulement après la mort d'Ecolampade, les antistès (premiers pasteurs) (l à ie .

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Bâle. Couvent des Cordeliers (d’après le plan Mérian [Tafel I]). (p. 484.)

logèrent sur la place de la cathédrale, dans une maison qui existe (Page 490), très bien conservée, et qu’on indique souvent, à tort, comme la maison d'Æcolampade lui-même. « Après la réformation de l'Eglise et la mort d'Œcolampade, la « maison des granges » a été cédée aux pasteurs de la cathédrale. Le premier fut Oswald Geiszhäuszler nommé aussi Myconius (Page 491), qui y mourut, le 1H Octobre 15524.)

C’est celle que dut fréquenter Calvin pendant son séjour.

Nous aimerions savoir la vie que notre Réformateur mena dans la cité bâloise. Malheureusement les renseignements manquent.

Il dut retrouver son ami Cop qu'il n'avait pas revu depuis les fameux événements de novembre 1533. Eut-il une entrevue avec Erasme? Ce qu'on en

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