FÉVR
PP ro SR
= ee : à — D ta marre Je 4
pe
4. Carolus Passelius est peut-être le plus ancien pseudonyme de Calvin. On le trouve déjà au bas d’une lettre de 1532, et les éditeurs des Opera se demandent si Calvin n’était pas connu sous ce fnom par ses camarades d'Orléans. Il est certain que notre Réformateur s’est servi de ce pseudonyme jusqu’à la fin de sa vief.
Nous reproduisons la signature d’une lettre écrite de Ratisbonne.
fre de Do ps Ace flo ephis de fac TS |
fais uns,
s- D’Espeville, que Bolsec et le P. Garasse transforment en Heppeville, Hapeville. On va comprendre pourquoi: « Depuis Pan MDE, écrit Garasse, il se fit appeler par les siens” Charles de Happeville, qui fut un augure fatal, dit Mathieu Launoy en sa réplique, que Calvin et les siens devoient un jour happer et prendre les villes par trahison et surprise, et se cacher dans nos murs, comme Pexpérience de cinquante ans nous a fait voir aux despens de tant de noble sang, qui s’est espanché pour faire désemparer ces perfides des places qu’ils ont tenu jusqu’à maintenantS. »
Liebe fut le premier qui prouva l’usage de ce pseudonyme en publiant dix-huit lettres adressées
1. Response aux injures de Balduin. Opera, IX, p. 576. Opuscules, p. 1987. — 2. Bibliothèque des pasteurs de Neuchâtel. — Opera, X?, p. 52. Lettre de Calvin à Libertet (Fabri), du 11 septembre 1535. — A la même époque ses amis lui écrivaient aussi: Mariano Lucanio. Ibid., p. 45. — Voir Jbid., p.63. — 3. Il n'existe que la copie de cette lettre, par Pierre Daniel. Opera, X', p.24. — 4. Opera, XIX, p. 226, lettre du 31 décembre 1561 (pridie calendas Januarii 1562), signée Carolus Passelius fuus, et adressée « à Monsr. et bien aimé frère M. de Besze. » — 5. Bibliothèque de Genève, m. 1, 106, f. 64. Opera, XI, p. 236. Lettre à Farel, du 11 juin 1541. — 6. Liebe, p. 16.
CLS
à M. d’Espeville. Il ne connaissait point encore de signature. La première fut découverte par Mosheim. Henry en trouva une foule à Genève. « Il semble, dit-il, qu'on ne découvrit jamais qu’il était ce d'Espeville. Autrement, il n’aurait pas écrit sous ce pseudonyme, jusqu’à la fin de sa vie, aux martyrs, à la duchesse de Ferrare, comme à la reine de Navarre !. »
Ce pseudonyme se rencontre, pour la première fois, dans une lettre de Calvin à Du Tillet : « De Villefranche [Genève], ce dernier de janvier [1538], vostre humble serviteur et frère, Charles D’espeville?. »
Nous avons donné, grâce à M. Lefranc, (voir plus haut, p. 38) l'explication de ce pseudonyme, dont nous reproduisons ici un des fac-similés? :
6. D’Aspremont. M. Herminjard' a signalé celui-ci, qui a une origine analogue, et qui se trouve dans la suscription d’une lettre d'Antoine Fumée (en latin Capnius) à notre Réformateur: « À Monsieur, Monsieur Dépeville. A Mons” Mons'. Despeville, Seigneur d’Apremont. » Ainsi on écrivait Despeville de deux manières différentes, sur la même adresse. Eppeville et Apremont sont deux localités qui existent encore en Picardie, et qui, au temps de Calvin, étaient qualifiées de seigneuries. Antoine Fumée pouvait connaître ces détails, parce qu’il avait été à Orléans, en pension chez Nicolas Duchemin, et, là, avait probablement rencontré Calvin lui-même. Il le retrouva encore à Paris.
1. Henry, o. c., [. Appendice, p. 32. — 2. Opera, XP, p. 151, n. 28. Les éditeurs ajoutent: « Le choix du pseudonyme doit cependant remonter à une époque antérieure. » — 3. « Vostre serviteur, humble frère et entier amy à jamais, Charles d’Espeville. » — Bibliothèque de Genève, 194, f. 15. Opera, XI, p. 737. — 4. Lettre de la fin de 1542. Herminjard, VIII, p. 233 et n. 10. C’est par erreur de lecture que les Opera, XI, p. 490, donnent « seigneur dapant, » au lieu de ( seigneur d’Apremont.» — 5, Herminjard, VIII, p. 228-229. — Ajoutons que Jean d’Aspremont était le nom du seigneur qui épousa, en 1521, la sœur des deux amis de Calvin, Joachim et Ives d'Hangest. (Voir, plus haut, Appendice IL.)
PSEUDONYMIE DE CALVIN 567
7. J. de Bonneville. Dans le volume de la Bibliothèque de Genève (m. lat. 107), on trouve deux lettres de Calvin, écrites de la main de Joinvilliers, son secrétaire.
Nila première lettre, ni la seconde, ne portent d’en-tête ; l’une, celle à Madame de Canny, du 7 juin 1553, commence par « Madame » et l’autre, à une dame captive, du 13 septembre 1553, commence par « Mademoiselle. »
La seconde de ces lettres n’est pas signée. La première est signée : J. de Bonneville. On dirait que Joinvilliers a essayé d’imiter la signature en la reproduisant.
Bonneville est un des noms sous lesquels on désignait souvent Genève. Jean de Bonneville équivaut donc à Jean [Calvin] de Genève.
8. Deparçan ou Deperçan. C’est à Angoulême que Calvin se serait caché sous ce pseudonyme ; du moins Sponde et le frère de P. Masson l’attestent. C'était le moment, dit Sponde, où il compilait son « Institution pestilentielle. » Il ajoute: « Aussi longtemps qu’il resta à Angoulême, il voulut paraître extérieurement catholique... Il se faisait appeler Deparçan?. »
9. Chambardus. Ce pseudonyme se trouve dans la suscription d’une lettre adressée par Claude Baduel à Calvin, et publiée Opera, XX, p. 397. À ce propos se pose une série de questions, petites et cependant curieuses.
Il y a au musée Calvet, à Avignon, un manuscrit (N° 1290), dont voici le titre : « Epistolæ familiares C. Baduelli. Joanne Fontano imterprete. Nemausi. Jam recens oplimis quibusq. exemplaribus collatis emendatæ. » Une main postérieure a barré le mot snferprete, et la remplacé par le mot collectæ. Elle à mis de plus un A avant Joanne. Les 124 lettres sont suivies de 15 discours.
Ce manuscrit est du XVI: siècle, et Jean Fontayne fut l’élève le plus dévoué de Baduel ÿ.
Parmi les 124 lettres, s’en trouvent quatre adressées à Calvin : et de ces quatre, trois ont été reproduites dans les Opera, d’après les manuscrits originaux (actuellement à la Bibliothèque de Genève) ; la quatrième, pour laquelle on n’a pas de manuscrit original, a été reproduite d’après la copie d'Avignon.
Il y a lieu d’examiner le texte de ces quatre lettres d’un peu plus près.
1° Lettre de mars 1550, d’après une conjecture des Opera, XII, p. 532. — Bibliothèque de Genève, m. 1. 115, f. 14. — Avignon, copie, p. 115.
Original : « Doctissimo viro atque optimo homini D. Carollo Fasello amico singulari in Dominoque diligendo. Hieropoli. » — Copie : « C. B. Joanni Chambardo. S. P. D.»
Original : « subduxit ; » Copie : « seduxit ; » Original: « totum, » Copie: « totam ; » Original : « fides, » Copie : « fides singularis, » etc.
Voici qui est plus important. Original : « In eo genere officii et caritatis adjuvetis, etc. » Copie supprime neuf lignes qui suivent, mais ajoute : « Nemausi, X August. »
2° Lettre du 10 juint 1550, Opera, XIII, p. 587. — Genève, m. 1. 115, p. 20. — Avignon, Copie, p. 94, 2.
Original : « Doctissimo atque optimo viro D. Carolo Paselio amico singulari. Hieropoli. » Copie : « C. B. Ioanni Chambardo. S. P. D. »
1. Bibliothèque de Genève, m. 1. 107, fol. 44 verso. Opera, XIV, p. 558. « C’est la seule fois, disent les éditeurs, que nous avons rencontré ce pseudonyme, dans toute sa correspondance. » Henry avait déjà signalé ce pseudonyme inconnu à Liebe. — 2. Liebe, p. 15, qui cite Spondanus : Annal. eccles. a. 1534, p. 11, p. 424. — 3. Gaufrès, Baduel, p. 213. — À. Elle est datée ainsi: Nemausi, X Junii. Opera, XIII, p. 590.
568 APPENDICE Vili
Entre l’original et la copie, les principales différences sont celles-ci: La copie présente deux additions, une fois : « semper custodient, » et une autre fois : « acerrime persequitur. » Elle présente une suppression importante, à savoir tout le post-scriptum de quatre lignes.
3° Lettre, placée par les Opera en septembre 1550, XIIL p. 636. — Genève, m. 1, 115, f. 28. — Avignon, Copie, p. 107, 2.
Original : « Doctissimo viro atque humanissimo homini D. Carolo Fasello amico singulari. Hieropoli. » Copie: « C. B. Joanni Chambardo S. P. D. »
Original : « cœna,» Copie: « scena. » Original : « possumus,» Copie : « possimus. » Original : «in quo me ac pullos meos, » Copie: « in quo me ac meis ac pullos meos... »
La copie porte, à la fin, ce qui manque à l'original: « Bene vale in Domino, Nemausi. »
4° Cette lettre-ci est publiée dans les Opera, au Supplément, XX, p. 397, sans aucune date. Les éditeurs, n'ayant pas trouvé d’original à Genève, se sont bornés à reproduire la copie d'Avignon, p. 91.
Il convient seulement de noter que dans les Opera, p. 398, entre le mot adducti, qui termine la ligne $, et le mot winculis, qui commence la ligne 6, il manque ces mots: ex summa servitute qua tenemur oppressi quasi ex.
La suscription est: « C. B. Ioanni Chambardo. S. P. D. »
Résumons et concluons. Si quelques-unes de ces différences peuvent être regardées comme de simples erreurs, de simples modifications de copiste, les autres ne rentrent pas évidemment dans cette catégorie. Ce n’est point par simple inadvertance qu’un copiste ajoute des propositions entières, ni surtout une indication comme celle-ci: Nemausi, X August. Ce n’est point non plus par simple inadvertance qu’il supprime ici neuf lignes, là quatre.
De plus, on peut se demander comment le copiste aurait eu en mains les trois manuscrits originaux de Genève. Et le quatrième ?
Ces observations nous amènent à émettre l'hypothèse suivante. CI. Baduel faisait pour ses lettres un brouillon. Cela paraît d’autant plus probable que les originaux, actuellement à Genève, sont des modèles de calligraphie et semblent recopiés. Baduel a envoyé à Calvin une copie, gardant pour lui son brouillon. C’est ce brouillon qui a été trouvé et utilisé, non sans les erreurs naturelles aux copistes, par son secrétaire Fontayne.
On comprend alors que Baduel, ayant sous les yeux son brouillon, ait ajouté, en le recopiant, quelques développements, par exemple un post-scriptum. On comprend aussi qu’il ait mis, au bas du brouillon, l’indication d’un jour : lui seul évidemment pouvait le savoir.
Enfin sur ce brouillon, voulant indiquer le destinataire, il s’est servi d’une formule très brève, sans aucune épithète de politesse, et non de la formule qu’il envoyait à Calvin lui-même. Pour plus de sûreté, il s’est servi d’un pseudonyme, dont il était à peu près le seul à pouvoir deviner le sens.
Nous avons à ce sujet un renseignement intéressant. Baduel avait appris à connaître Calvin à Strasbourg, alors que tous les deux s'étaient trouvés les hôtes de Bucer en 1538-1539. C’est à cette rencontre que Baduel fait allusion dans une lettre à Mélanchthon ! : « Jo Chambardus que j'ai connu à Strasbourg, chez Bucer.…. » Voilà le pseudonyme. Malheureusement nous ne pouvons en découvrir ni l’origine, ni le sens.
Il vaudrait mieux sans doute adopter pour les quatre lettres l’ordre suivi dans la copie d'Avignon, qui semble avoir tenu compte de la chronologie : c’est certain au moins pour la seconde et la quatrième lettres. On aurait l’ordre suivant :
1 Citée par les Opera, XX, p. 397.
Métuh à
PSEUDONYMIE DE CALVIN 569
1° Lettre de la copie, p. 91, pas datée. (Opera, XX, p. 397.) 2° Lettre de la copie, p. 94,2. datée du 10 juin. (Opera, XII, p. 587.) 3° Lettre de la copie, p. 107, 2, pas datée. (Opera, XII, p. 636.) 4° Lettre de la Copie, p. 115, datée du 10 août. (Opera, XIIL, p. 532.)
10. Les cachets. Les lettres de cette époque n'étaient point mises dans des enveloppes, mais elles étaient pliées d’une façon un peu particulière : non pas, comme le faisaient encore nos pères, de manière à ce qu’une partie entrât dans l’autre, mais tout simplement un certain nombre de fois, en un certain nombre de carrés superposés, de façon à ce que les bords affleurassent tous également. Nos fac-similés d’adresses montrent les plis ainsi formés. Alors, avec un canif, on faisait une fente qui traversait tout. On y introduisait un fil, et les deux extrémités étaient retenues par un petit morceau de papier, à peu près triangulaire, que l’on scellait dessus, au moyen d’une matière molle, un pain à cacheter, lequel amollissait le papier et permettait d'imprimer le sceau. On y ajoutait quelquefois un cachet en cire, souvent verte. C’était, en somme, une imitation bourgeoise des grands sceaux employés par les chancelleries politiques ou ecclésiastiques.
Calvin s’est servi de deux sceaux, qui ont été reproduits plus ou moins bien dans l’utile volume de MM. Viguet et Tissot : Calvin d’après Calvin, à la fin de l’Appendice, avec ces simples indications : « Deux sceaux de Calvin différents, 1545, 1546, 1547. Les sceaux gravés ci-derrière représentent ceux employés par Calvin à deux époques différentes de sa vie. L’émail de l’écusson le plus ancien est à champ d’azur. »
Henry (L, p. 46) et note dit : « Son sceau montre une main qui offre un cœur ardent (?). Il exprime son profond sentiment : à toi je donne tout, rien pour moi. Il y a deux sceaux, dont lun a servi jusqu’en 1550, et l’autre après (?). Voici toute la différence : l’ancien sceau met le cœur dans la main gauche (?) et le nouveau le met dans la main droite, le donnant à Dieu, avec les initiales J.C. La forme de l’écusson est un peu différente. Le sceau de Luther est plus mystique, avec une rose, dedans un cœur, et dedans une croix. »
Ce qui est vraiment assez remarquable, c’est que le sceau de Calvin représente un cœur tout comme celui de Luther. Dans la façon dont ce cœur est représenté, celui-ci tendu à Dieu par un geste énergique, celui-là reposant sur une rose et une croix, on pourrait, en effet, retrouver, avec l'identité essentielle de la piété luthérienne et de la piété calviniste, quelques-unes de leurs différences les plus caractéristiques.
Nous donnons une reproduction exacte de ces deux sceaux. On remarquera qu’il n’y a pas de cœur ardent, que le cœur est dans les deux cas offert par la main droite (ce qui est naturel), dont on voit tantôt le dos et tantôt la paume. Nous avons constaté que le sceau fait son apparition dès 1549. Celui où l’on voit le dos de la main est pris sur une lettre à M. de Falais (Bibliothèque de Genève, m. 1. 194, f. 30 et 72); celui où l’on voit la paume de la main est pris sur des lettres de Calvin à divers. (Jbid., m. 1. 1072.)
11. Adresses. Les adresses au vrai nom du Réformateur, Cauvin, sont extrêmement rares.
Il y en a une de 1537: À Monsieur et frère Monsieur Cauvin, lecteur public à Genesve, À Genesve. Elle est écrite par Lopinus, un inconnu. — Bibliothèque de Genève, m.1. 109, f. 178, verso. Opera, XP, p. 114.
Une autre adresse forme la transition entre Cauvin et Calvin. Elle se trouve sur la lettre par laquelle le Réformateur fut rappelé à Genève, 1540. Le manuscrit porte encore le sceau de la République. Au docteur Caulvin, ministre Evvangélique, nostre bon frère et singulier amy. — Bibliothèque de Genève, m. 1. 109, f. 4; Opera, XI, p. 94.
PSEUDONYMIÉ DÉ CALVIN 571
Nous trouvons : 4 Monseigneur Monseigneur Calvin. (Sturm à Calvin, 1560.) Opera, XNIII, p. 21. « Monsieur de Calvin. » (L'Eglise de Roquefort à Calvin, 1561,) Jbid. XIX, p. 82. « Monsieur Calvyn. » (Andelot à Calvin, 1562.) Jbid., XIX, p. sos.
12. Le pseudonyme de Passelius a donné lieu, sur les adresses, à une foule de variantes dans les deux langues.
Clarissimo viro D. Passelio (de Capnius, 1545). Opera, XII, p. 57.
Doctissimo atque optimo viro D. Carolo Fazello amico singulari (de Baduel, qui signe : Appius Claudius). Zbid., XX, p. 384.
…D. Carolo Pasello (de Baduel). Ibid, XX, p. 386.
…Phasello, Lutetie (de Baduel). Jbid., XX, p. 388.
…D. Carolo Fasello, Hieropoli (de Baduel 1550). Ibid., XIII, p. 532.
Clarissimo viro D. Carolo Passelio, legato et secretario regio, Venetiis (de Baudoin qui signe: Rochius, 1546). Zbid., XIL, p. 420.
Clarissimo viro optimo parenti meo D. Carolo Passelio (d'Hotman, 1548). Ibid., XIII, MCE Doctissimo aique optimo viro D. Carolo Paselio, amico singulari Hieropoli (de Baduel, 1550). Ibid., XIII, p. 587.
Adresse semblable avec Passelio au lieu de Paselio, et Yeoèrodes au lieu de Hieropoli (de Baduel, 1551). Ibid., XIV, p. 160.
A Monsieur, Monsieur Charles Passel (de Baduel, 1550). Ibid., XIII, p. 647. . À Monsieur de Passel (de Baduel). Ibid., XIII, p. 680. À monsieur et très honoré Père, Monsieur Passelius (de Morel, 1 563). Jbid., XIX, p. 629.
(Voir page 571.)
13. Non moins nombreuses sont les variantes des adresses à Despeville. À Monsr. d’Espeville demeurant auprez du logis de Monsr. Copus à Genève (de Passius, 1547).
Opera, XIL, 554.
Mon Signeur, Mon Signeur despeville (de Jonvilliers, 1550). Ibid., XII, p. 550. à Monseigneur Monsieur d'Espeville, où il sera (d'Hotman, 1548). Jbid., XIIL, p. 20.
à Monsieur Monsieur Despeville, à .Lyon (de Baudoin, 1545), à Lion (de Spina, 1548). Ibid,
XIE p-#23 ete TN pero à Monseigneur Monsieur Despeville, à Milan. Ibid., XX, p. 378. à Monsieur Maiïstre Charles D’eteville, à Lyon (d’un inconnu). Jbid., XX, p. 579. …Genevæ, zu Genf in Saphoi (de Moibanus, 1550). 1bid., XIV, p. 307. À Mon Seigneur, Monsieur d’Espeville, La part où il sera (de Macard, 1558). Jbid., XVII,
à Monsieur, Monsieur Maistre Charles Despeville, à Turin (de Boisnormand, 1558). Ibid.
XVI p/629:
à Monsieur d’Apeville, la part où il sera (de Dotheus, 1560). Jbid., XVII, p. 225.
see ir PERS =
PSEUDONYMIE DE CALVIN 573
À Monsieur d’Espeville et sa compagnie, la part où il sera (de Semidde, 1561). Jbid., XVIIT, p. 416.
à Monsieur et très honoré Seigneur et per (sic), Monsieur Charles d'Espeville, en sa maison (de Seelac, 1561). 1bid., XVIIL, p. 475.
à Maiïstre Charles Deppeville, Villefranche (de Goddard, 1561). Zbid., XVII, p. 521.
Monsieur despeville, à Villedieu (de Moranges, 1561). Jbid., XVIIT, p. 527.
Monsieur Monsgr. Despeville, à Villebonne (de Le Maçon, 1561). Jbid., XVII, p. 577.
à Monsieur et père Monsieur Charles de Ambeville, à Genève (de Hardi, 1561). Ibid., XVII, P- 730.
à mon honoré Seigneur Monsr. d’Espeville, soit donnée la présente au chasteau de Spon (de Pierre Fornelet, 1561). Ibid., XIX, p. 20.
A Monsieur, Monsieur depeville (d’un inconnu, 1561). Ibid., XIX, p. 116.
À Monsieur et père, Monsieur d Aspeville (de L. de Nort, 1562). Ibid., XIX, p. 382.
14. Enfin Liebe a déjà signalé un pseudonyme, qui ne se trouve que sur l’adresse suivante: À Monsieur, Mons. Johann Calphurne, à Lyon. Le manuscrit de cette lettre, écrite à Paris (auteur et date inconnus), est à Gotha. (Codex 405, fol. 114). Opera, XX, p. 582.
Appendice N° IX
CALVINTFAMCIEAIRAC
M. Schmidt (Gérard Roussel, p. 101, n. 2) conteste la visite de Calvin à Roussel. « Ce que dit FI. de Ræmond d’une entrevue que Calvin aurait eue à cette occasion avec Roussel est controuvé; Roussel était resté à Paris. » — M. Bourgeon (La Réforme à Nérac, p. 28, n. 1) réfute M. Schmidt en ces termes: «€ Il faut d’abord savoir à quelle époque on peut placer le voyage de Calvin à Nérac. Les deux dates de 1533 (novembre, décembre) et de 1534 (après le mois de mars) peuvent être indifféremment acceptées. Calvin s’enfuit de Paris en novembre 1533, et il était de retour dans la capitale vers le milieu de 1534. — 1° À la fin de 1533, la persécution amenée par Paffaire de Nicolas Cop se déchaina avec tant de violence que les prédicateurs de Marguerite furent obligés de se taire. Rien d’étonnant et de plus conforme à ses habitudes de prudence, que Roussel se soit dérobé aux recherches en se retirant dans son abbaye de Clairac. L’entrevue aurait eu lieu en décembre 1533. 2° Au commencement de 1534, Roussel, qui pouvait (même dans l'hypothèse précédente) être de retour à Paris, est jeté en prison. Mais il est délivré dès le mois de mars, et, après avoir essayé en vain de prêcher à Notre-Dame, il retourne presque aussitôt dans les Etats de la reine. L’entrevue aurait eu lieu, alors, en 1534. »
Nous adoptons cette seconde hypothèse comme la plus probable. Elle échappe, semble-t-il, aux objections de M. Herminjard. « Merle d’Aubigné, dit-il, affirme que Calvin eut dans la même ville, Nérac, « probablement vers la fin de février, » une conférence avec Gérard Roussel. La chose était matériellement impossible, puisque ce dernier personnage passa tout l'hiver à Paris, où il se trouvait encore le 1% avril. » (Herminjard, IL, p. 207, n. 1.) Ce qui est certain en effet, c’est que Nicolas Cop, écrivant à Bucer, le $ avril 1534, lui annonce la sortie de prison de Roussel. Un autre document (Le journal de l’abbaye de Saint- Victor) dit: « Le mercredy premier jour d’avril 1534, Gérard fut empesché par le peuple de prescher avant labsoute en l'Eglise de Paris, par ce qu'il estoit estimé luthérien. » (Herminjard, IIL, p. 159 et 162.) Roussel n’a donc pas quitté Paris avant le 1% avril. Mais n'est-il pas très naturel que, réduit à l'impuissance, se trouvant en danger, il ait quitté la capitale, à ce moment même, pour se retirer dans son abbaye?
D’après M. Schmidt, il aurait accompagné Marguerite en Normandie. Et l’honorable historien cite une lettre de la reine, publiée par Génin: « de Normandie mars ou avril 1534. » Mais d’abord cette indication est bien vague, et ensuite la lettre ne fait aucune allusion à Roussel. (Génin, Leitres de Marguerite d'Angoulême, 1841, p. 284.) Il n’y a donc pas jusqu'ici d’argument décisif contre le récit de FI. de Ræmond, et la visite de Calvin à Clairac.
Appendice N° X.