‹ Jean Calvin, les hommes et les choses de son tempsChapitre 72 sur 156 · LUE · texte numérisé non relu

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Orléans. Cour de la maison de Duchemin, rue du Pommier. (p. 319.)

complètement négligée.

« La façade, qui présentait le pignon sur la rue, était empreinte d’un caractère à la fois religieux et civil... Elle se composait d’un soubassement fort simple, d'environ deux mètres de hauteur, et de deux étages d’une médiocre élévation,

1. C’est M. Doinel qui a fixé ce point d’histoire locale en retrouvant le bail fort curieux et l’acte de sortie de du Bourg. — 2. Jules Doinel, Bulletin du protestantisme, XXX, 1881, p. 365. — Jules Doiïinel, Mémoires de la Société archéologique et historique de POrléanais, XVIII, 1884 : « Anne du Bourg à l'Université d'Orléans, sa régence, son habitation, ses trois rectories (1549-1557). »

éclairés chacun par quatre fenêtres percées avec une parfaite régularité, qualité très rare à cette époque.

« A l’une des extrémités de sa façade, un cul-de-lampe richement brodé supportait une statuette surmontée d’un petit dais : du côté opposé s’avançait une gargouille. L'ensemble de ces ornements, qui se multiplient à mesure qu'ils s'élèvent, donne lieu de croire que le pignon était richement décoré; mais déjà au commencement de ce siècle, il était tellement fruste qu'on ne pouvait plus reconnaître son état primitif. L’entrée du bâtiment donnait sur une cour... A l'intérieur du bâtiment, une salle unique occupait toute l'étendue de chaque étage; les murs étaient couverts d’un simple crépi; aucune

sculpture n’ornait les planchers!.» C’est dans les Grandes Ecoles que Calvin a étudié avec les Daniel, les Duchemin, les Connan, etc.

Malheureusement, le célèbre édifice n'existe plus. L'architecte, chargé (vers 1824) d'établir sur son emplacement des salles pour les écoles chrétiennes, n’a pas soupçonné qu’il pouvait,

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