‹ Jean Calvin, les hommes et les choses de son tempsChapitre 84 sur 156 · TS · texte numérisé non relu

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l'intérieur du royaume ; » 2 Jean, Angoulême. La maison de la rue de Genève. (p. 367.)

41. Nous devons ce plan à l’obligeance de M. J. George, Receveur municipal, qui a bien voulu nous communiquer son travail encore inédit. — 2, La première travée (restaurée), date, paraît-il, du XIe siècle. La seconde travée

du même nom que le précédent et non moins érudit. « Il visita, par la permission de François 1°", les plus célèbres bibliothèques du royaume et en tira beaucoup de livres, et se mit par là en état de publier de beaux monuments de l'une et de l’autre antiquité. » En 1549, il édita « un vieux manuscrit qui porte le nom de Charlemagne, » et où le culte des images est vivement blâmé. On le soupconna de calvinisme, et peut-être les traités de controverse qu’il écrivit ensuite eurent-ils pour but de le délivrer de ces soupçons. Il devint évêque de Saint-Brieuc en 1553 et évêque de Meaux en 1562!.

Louis du Tillet était le plus jeune. Il possédait déjà deux bénéfices : la cure de Claix et un canonicat dans la cathédrale d'Angoulême. C’est lui qui ouvrit à Calvin la demeure paternelle, vraiment faite pour lui, avec sa « longue galerie, meublée lors de trois à quatre mil volumes de livres, tant de manuscrits qu’autres ?; » paisible et studieuse retraite, où, entouré de livres et d'amis, Calvin put passer quelques mois singulièrement heureux et féconds.

Le Réformateur reconnut la généreuse hospitalité de son bienfaiteur en lui enseignant la langue grecque, encore peu répandue. Be Îà le surnom qu'on donna dans le pays au nouveau venu, « grec de Claix, » ou « petit grec. » « On l’appelloit ordinairement le grec de Claix, dit Florimond, du nom de son maistre curé de Claix, parce qu’il faisoit à tous coups parade de son grec, encor qu'il n'y entendoit pas lors beaucoup. »

Comme Louis du Tillet était curé de Claix, il est naturel que Calvin ait logé chez lui, lui ait là donné des leçons, et se soit adonné à ses études dans un calme plus grand que celui d'Angoulême. Il y a encore l’église de Claix (Page 379) dont notre Réformateur a sans doute plus d’une fois franchi le seuil. Partant d’une vieille bâtisse aux fenêtres en ogive, un couloir souterrain, aujourd'hui muré, conduisait sans doute de la maison à l’église. Cette vieille bâtisse serait ainsi le reste de la cure habitée par du Tillet et Calvin.

Après quelques mois de séjour et de travail dans ces diverses retraites, Calvin écrit à son ami Daniel" : « La seule chose qui puisse t'intéresser pour le moment, c’est que je me porte bien, et que selon ma paresse, que tu connais (pro ea quam nosti desidia), j'avance dans mes études. Et certainement la bonté de mon protecteur si grande, qu'elle s'adresse, je le comprends bien, aux lettres et non à ma personne, exciterait la mollesse de l’homme le plus inerte... Je m'’estimerais très heureux s’il m'est permis de passer dans un tel repos ce temps d’exil ou de retraite. Mais le Seigneur fera ce qu'il voudra, lui dont la Providence verra ce

et la troisième, le chœur, l’abside, le transept et la haute tour, qui surmonte le bras droit de la croix, sont du XIIe siècle, ainsi que la façade jusqu’au niveau des voûtes. (Lièvre, o. c., p.113.)— 3. Voir plus loin page 372.— 4. D’après P, Masson, il se serait fait appeler aussi Duparçan. Voir Appendice VIII : La pseudonymie de Calvin. — 5. On peut affirmer que cette liaison remonte à une époque reculée, car le Réformateur, dans sa première lettre à du Tillet, s'exprime ainsi: « Soiez asseuré que les premiers légers rapports n'auront pas telle puissance envers moy que de renverser l'expérience que j’ay eu de vous par si longues années. » (Lettre du 31 janvier 1538.) Herminjard, IV, p. 358, etn. 15. — Opera, Xb, p. 146, n. 1. — Crottet, Correspondance françuise de Calvin uvec Louis du Tüllet, p. 10.

4. Dictionnaire de Bayle, 5e édition. — 2, F1, de Ræmond, p. 885. — 3. Jbid., p. 883. — A. Vers mars 1534 (N. S.), dit Herminjard, II, p. 156.

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