‹ Jean Calvin, les hommes et les choses de son tempsChapitre 91 sur 156 · PRE · texte numérisé non relu

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pas seulement été le foyer de tous les vices.

On y a vu briller toutes les vertus, et la vraie gloire de Nérac, ce n’est pas HenriIV, c'est Marguerite d'Angoulême, mère de Jeanne d’Al-

Nérac. La miniature du musée. bret

On conserve au musée de Nérac la copie d’une jolie miniature du XVI° siècle. Un prince, Henri d’Albret, se trouve dans un jardin, le Jardin du Roi. Il tient à la main une marguerite et il la tend à une jeune fille, Marguerite d'Angoulême, en lui disant : « J'ai une précieuse perle (Margarita) que j'ai recueillie au plus profond de mon cœur. » (Inveni unam preliosam margaritam, quam intimo corde collegi.) Dans le lointain on aperçoit les vieux murs de Nérac.

Une histoire poétique, d’une poésie touchante et douce, une histoire d’où s'échappe, comme d’une fleur, un parfum délicieux de mysticisme à la fois pénétrant et un peu affaiblissant, voilà en effet le Nérac, vrai et original, voilà le Nérac qui mérite une place absolument à part au milieu de toutes les résidences royales du XVI° siècle. C’est ce Nérac que Calvin est venu visiter, celui de Marguerite d’Angoulème.

L’historien béarnais Olhagaray est bien dans le ton de cette idylle mystique, quand 1l décrit Marguerite et résume ainsi sa vie : « Elle avoit été l’œillet

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