‹ Jean Cavalier, ou, Les fanatiques des CévennesChapitre 10 sur 27 · RUE RICHELIEU · texte numérisé non relu

RUE RICHELIEU

i/EN T II E V U E.

« Pardonnez-moi une indiscrétion bien involontaire, — dit Toinon en baissant les yeux d'un air embarrassé. — J'étais là dans cette pièce, elle n'a pas d'autre issue que ce salon ; je n'ai pas osé sortir, j'ai tout entendu.

— Eh bien! — s'écria Cavalier avec violence, — vous voyez comment on me traite. Mais, par le ciel, je serai vengé ! — ajouta le camisard en marchant à grands pas.

— Vous ! vous dont le génie a tant de fois sauvé vos frères d'une perte assurée ! vous l'âme de leur cause î... Il est donc vrai, la supériorité excitera toujours une envie implacable. Mais, hélas! consolezvous, ce grand général dont vous êtes vainqueur a été, comme vous, en butte à l'envie. Ses ennemis les plus acharnés, les plus dangereux , n'étaient pas dans les armées qu'il combattait si glorieusement , ils étaient à la cour du roi son maître.

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