‹ Jean Cavalier, ou, Les fanatiques des CévennesChapitre 26 sur 27 · CONCLUSION. 17J · texte numérisé non relu

CONCLUSION. 17J

» sur l'autre à la baïonnette avec tant d'acharnement, v qu'ils furent détruits tous les deux. »

Cavalier parvint au grade d'officier-général, et fut nommé gouverneur de l'île de Jersey, où il mourut en 1740.

Avant son départ de France , Cavalier avait offert à Isabeau de l'épouser, celle-ci refusa; désormais fixée sur le caractère de Cavalier, elle pressentit que le souvenir du passé remplirait cette union d'amertume.

La Cévenole se voua avec une vénération filiale aux soins que réclamait la douloureuse position du père de Cavalier, qui restait seul, sans enfants, sans appui ; et malheureusement le vieillard vécut assez longtemps pour apprendre que le fils qu'il avait maudit tournait ses armes contre la France.

Toinon la Psyché , de retour à Paris , ne survécut pas à Tancrède.

Claude Taboureau ne la quitta pas jusqu'à son dernier moment. Avant de mourir, elle chargea cet ami si bon et si fidèle d'employer l'argent qu'elle possédait en bonnes œuvres destinées à de pauvres orphelines.

Ainsi que M. de Villars l'avait prévu, privée de son chef , l'insurrection s'éteignit peu à peu. Le maréchal écrivait, à la fin de cette même année 1704, à M. de Chamillard, ministre de la guerre : a Après le départ de Cavalier , outre les camisards isolés , il en restait trois ou quatre troupes errantes. Je m'appliquai à les priver d'asile, de subsistance, enfin de

toute espèce de correspondance; je faisais raser les maisons de ceux qui entretenaient commerce avec eux. Peu à peu les camisards commencèrent à dre successivement et à se soumettre . demandant k quitter le pays ; je les fis , par petites bandes , conduire jusqu'aux frontières du royaume ; et ai: pulsion de trois cents bandits rendit la tran à la province. J'ai reçu de grands «merci des états du Languedoc , que je tins pour 1 Montpellier; j'eos lieu de me louer I me marqua dans ceite assemblée et de Is prompte et généreuse dont on m'accorda gratuit; on me fit entendre que c'était en sance des grands et importants serrices que nais de rendre à la province. Il ne reste cm; ques brigands dans les hautes Cevennes est peut-être impossible de purger de ce! <reanee. i

Ainsi finit la guerre des Ce venues. Le:; renoncèrent bientôt à tout espoir de délh sort ne changea pas : ils continu i hors la loi.

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