ACTE DEUXIÈME
JEAX, avec impatience.
Est-ce tout ?
BERTHALT.
Tu le veux, je dois me résigner.
Va 1 je dicte les noms : tu n'auras qu'à signer.
(Il dicte à Toix basse à l'officier municipal.) JE.VN, à Marie.
Vous chancelez !
MARIE
Je suis bien lasse..
ANTONIA
Pauvre femme !
(Lui offrant une chaise.) Mets-toi là, citoyenne !... (Doucement.)
Asseyez-vous, madame !
— Mais vous n'êtes pas tant à plaindre, savez-vous ? Courage, vous verrez comme il est brave et doux 1 Vous connaîtrez ce cœur héroïque et fidèle. Il ne faut pas pleurer. — Elle est donc bien cruelle , Cette sombre douleur dont vous portez le deuil ?
MARIE
Oui. — Merci, mon enfant, de votre bon accueil : C'est fini, je suis bien.
ANTONIA
Il faut prendre courage.
Espérer !
MARIE
Espérer... c'est facile à votre âge ;
J'ai vécu plus que vous et surtout plus souffert.
BERTHAUT, à Jean.
Si tu veux reculer, le cl^emiii reste ouvert.
JEAN
Allons, finissons-en !..
LOFFICIER ML-MCIPAL.
Citoyenne Marie, Ci-devant de Valvieille, approchez, je vous prie. Commandant Jean Dacier, tu veux l'épouser ?
JEAN
Oui.
L'OFFICIER MUNICIPAL, à Marie.
Citoyenne, veux-tu recevoir aujourd'hui Pour époux Jean Dacier, officier dans l'armée ?
MARIE
Que dois-je répondre ?
ANTONIA
Oui. — Soyez moins alarmée :
Ce n'est qu'un mot à dire et qui n'a jamais nui.
LOFFICIER MUNICIPAL.
Citoyenne, veux-tu prendre cet époux ?
MARIE
Ouil