‹ Jean de Bretagne Comte de RichmondChapitre 31 sur 51 · A 1 O OC IN · texte numérisé non relu

A 1 O OC IN

ès

= gai —

des paix antérieures et à recevoir « l’assise de 300 L. (1) de terres » retenue jusque là (2).

Les ambassadeurs devaient supplier le roi de France de députer des commissaires de même condition qu'eux, investis des mêmes pouvoirs, qui fixeraient le lieu et la date des pourparlers. Les députés anglais apportaient les copies authentiques des lettres et traités précédents, dont le roi de France, après inspection, pouvait (s’il le croyait nécessaire), demander les originaux. De leur côté, les députés français devaient fouiller les registres pour se munir de tous les documents nécessaires (3).

. Les commissaires anglais arrivèrent en France au commencement de novembre (4), mais les pourparlers non officiels trainèrent plusieurs mois (5) avant d'aboutir à la nomination de la commission qui ne s'ouvrit définitivement que le 24 avril 1311 à Périgueux (6). Les députés anglais avaient profité de ce délai pour s'occuper de l’administration de la Guyenne (7).

(1) Le scribe de Bréquigny a copié 350 (cccl) mais d’après les autres documents la somme semble être 300 ; il aura sans doute pris la première lettre du mot librarum comme désignant le chiffre cinquante.

(2) F° 4599-r0, «... eapropter ipsos deputavit ad complendum omnia que per forma pacis novissime inite et per formam pacum alias initarum in dicta pace novissime confirmatarum restant complenda et usurpata, siqua fuit hinc inde ante tempus matrimonii restituenda et ad statum debitum reponenda et ad recipiendum assisiam ccc librarum terre vel circa que adhuc restant facienda.… »

(3) Le mémoire renferme ensuite différentes demandes devant être adressées au roi de France, mais, comme ces clauses diffèrent en partie des demandes présentées à Périgueux, nous ne nous en occuperons pas autrement.

(4) Les documents ne nous permettent pas de préciser davantage. Les commissaires furent nommés le 2 août, et la plupart des lettres de protection, déjivrées aux compagnons du comte de Richmond, sont datées du {8 août. D'autre part, le 10 novembre le comte est déjà signalé à Bordeaux (Moreau, 643, fo.799, r°, Julius E 1, fo 214 ve), et le 12 du même mois le roi envoie des lettres à ses députés, se trouvant en Guyenne (Cal. Close r., t. 1307-13, p. 289).

(5) Le 28 déc. 1310, Édouard II reçut de ses commissaires une lettre, réclamant les originaux des traités antérieurs, pour le 6 janvier suivant. Le roi s’excusa, en demandant de reculer cette date avec l'assentiment des commissaires français et, le 1° janvier, il s’adressa au trésorier lui enjoignant d'envoyer immédiatement les lettres qu’il avait adressées à l’évêque de Norwich et au comte de Richmond, et de rechercher aussi dans les archives tous les documents se rapportant aux relations entre ses prédécesseurs et les rois d'Angleterre. (Cal. Close r., t. 4307-43, p: 300).

(6) Moreau, 699, fo 172 r°- 173 ve, tiré du Ms. Cott. Jul. E 1, fo 218 v°. Credencia Domini Willelmi Inge.

(7) Plusieurs mandements, concernant les affaires de la Guyenne, leur furent envoyés par le roi pendant les premiers mois de 1311. Voir Moreau, t. 613, fo 103 r°, tiré des Rôles Gascons an. 4-5, Éd. II, memb,. 15; du 15 janvier 1311. Ibid., to41t rv tiré des Rôles Gascons an. 4-5, Éd. II, memb, 15; du 25 février 1311.

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