Richard de Winneferthing ; en
La nomination est faite quelquefois pour la durée d’un an (en 1327 et 1328 par exemple) mais généralement elle est renouvelée de deux à trois fois par an.
(2) Nous donnons ici la liste de ces lettres :
Note du 12 juillet 14327 sur des lettres, valables: jusqu’à Noël suivant. Moreau, 696 f° 221 r°, tiré du Supl. Ms. de Rymer, t. I, n° 39, Ed. III; Cf. Cal. Pat. r., t. 1327-30, p. 435.
Lettre du 13 février 1328, valable pour un an. Cal. Pat. r.,t. 1327-30, p. 234.
Lettre du 10 janvier 1329, valable jusqu’à la fête de Saint-Pierre in Vincula. 1bid., p. 346.
Lettre du 27 juillet 1329, valable jusqu’à Pâques suivant. 1bid., p. 413.
Lettre du 42 juillet 4330, valable pour un an. 1bid., p. 539.
‘ Lettre du 23 octobre 1330, valable jusqu’à la Pentecôte. Cal. Pat. r., t. 1330-34. p. 12. ;
Lettre du 2 mai 1331, valable pour un an. 1bid., p. 407.
Lettre du9 juin 1332, valable jusqu’au 29 septembre suivant. 1bid., p. 304.
Lettre du 28 octobre. 1332, valable jusqu’à Pâques suivant. Jbid., p. 367.
Lettre du 23 avril 4333, valable jusqu’au 29 septembre. Ibid., p. 424.
Lettre du 20 mai 1333, permettant au comte de rester hors du royaume aussi longtemps qu’il le voudra. bid., p. 436.
(3) Cal. Close r., t. 1327-30, p. 206; 12 juillet 1327. Ibid., p. 362; 13 février 1328.
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Cependant, jusqu’en 1330 le comte (à en juger par les termes de ses lettres de protection) reste « au service du roi ». Le 24 février 1327 il avait été révoqué de son service en Guyenne (1), mais à la veille de ce jour il avait reçu ordre de se joindre à des ambassadeurs, nommés par Édouard pour négocier avec le roi de France (2).
Les pouvoirs donnés aux ambassadeurs étaient les suivants :
1) Conclure des trèves avec le roi ou ses mandataires. 2) Traiter à propos de tous les litiges, discordes, guerres, dommages, etc., entre les rois de France et d'Angleterre. 3) Tächer d’arriver à une paix définitive. 4) Pardonner les offenses, faites en Aquitaine pendant les guerres précédentes. 5) Faire soumission au nom du roi d'Angleterre pour ses possessions françaises (3).
Le roi promettait d'observer les traités conclus par ses ambassadeurs, et donnait ordre à ses fonctionnaires de leur obéir. Les ambassadeurs s’acquittèrent heureusement de leur mission et conclurent un traité avec la France (4).
A partir de l’année 1327 les renseignements manquent à propos de l’activité du comte de Richmond. On sait qu’en 1329, après l'avènement de Philippe de Valois, Édouard III lui prêta hommage pour la Guyenne. En 1330, des pourparlers s’engagèrent au sujet de la qualité de l’hommage, dû par le roi d'Angleterre. Une nouvelle ambassade fut envoyée en France (5), mais le comte de Richmond n’y figure pas, et on peut constater qu’à partir de 14330 on ne parle plus de lui comme se trouvant « au service du roi » (6).
(1) Moreau 696, f° 198; tiré de Supl. Ms de Rymer, t. I, n° 43, Éd. II et Rôles gasc. an. 4, Édw. III, membr. 45.
(2) Rymer, 23 février, 1327. Cf. Cal. Cl. r., t. 1327-30, p. 115. Si ce document dit : & Vobis mandamus quod.... versus parles Franciae vos transfretelis. ...… » il n’est pas nécessaire d'en conclure, que le comte à cé moment se trouvait en Angleterre; il est plus probable qu'il devait partir de Guyenne, d'autant plus qu'il est dit dans les lettres, qu'il devait enjoindre d'aller avec lui en France à des gens qui avaient rempli des fonctions en Guyenne.
(3) Rymer, 22 février.
(4) RyMer, fe juin 1327. Voir aussi LonNGman, Ediourd ITT, t. I, p. 44.
(5) RyMER, 27 janvier. |
(6) Le 14 juillet 4330, le roi lui octroie un délai jusqu’au 29 septembre suivant pour le payement de ses dettes à la Couronne. Moreau, 697, [° 129 r°, tiré du Supl. Ms. Rymer, {. 1, n° 235, Ed. III. Ce délai est renouvelé à deux reprises, en 1331 et 1333. ; Moreau, 697, f 182, tiré du Supl. Ms. Rymer, t. I, n° 301, Ed. Il; Cf. Cal. CL, r., 1330-33, p. 309; 1* mai 1331, et Cal. CL. r., t. 1333-1337, p. 86, 12 février 1333,