Numismat. lilloise, Lille, 1858, in-8% p. 203 et
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gothiques) INSVLIS GARGERIS CANDID. CVSTOS 1479 » et traduit ainsi : « Jean Nuette, prévôt intègre de Lille » ; ce qui indique évidemment que M. Van Hende a lu : Candidus Custos. Pinchart ' n'essaie pas d'expliquer cette légende, et sa leçon : « INSVLIS GARCERE(.ç/6) CANDIDE CVSTOS » prouve qu'il n'a rien compris à l'énigme.
Friedlaender^est le premier qui ait entrevu la vérité en ce qui concerne la paternité de cette pièce. En effet, il rapproche, timidement d'adleurs, le mot CANDIDE du CANDID de la médaille d'Antonio Gratia Dei ; il serait porté à voir là une signature, mais il n'essaie pas de pénétrer ce rébus qui donne à notre médaille toute sa valeur historique et en fait un des monuments les plus intéressants de la numismatique de la Renaissance. D'ailleurs, sa tentative d'attribution eut peu de succès. Armand la combat dans ses Médailleurs italiens (t. II, pp. 87 et 88), en s'appuyant sur ce fait que CANDIDE se trouve hors de la place où l'on voit habituellement les signatures des artistes; puis, se basant sur la disposition même des mots, il fait de Candide un adjectif s'accordant avec le mot Carceris, complété pour la circonstance, et il traduit ainsi : « gardien de la prison blanche. » Heiss^ arrive à son tour et se trouve fort embarrassé entre cette dernière affirmation et l'hypothèse présentée par Friedlaender; il penche toutefois vers l'opinion du savant conservateur du musée de Berlin. Oui, il