E. Pion, Uone Leoni, Paris, 1887, iii-V', pi. I et XXIX
sinat, ne s'est-il pas plu à représenter, au revers de sa propre médaille et de celle de son protecteur André Doria, son évasion des galères pontificales, et à graver autour de son propre buste, en guise de couronne triomphale, les fers du galérien. Les preuves sont-elles suffisantes?
Nous venons de le voir, la prison était pour plusieurs le commencement de la sagesse, l'acheminement vers la fortune. Peut-être en fut-il ainsi pour J. de Gandida. Dut-il sa liberté à J. de la Gruthuse et à Jean Miette? Rien de certain sur ce point; toutefois, il est probable que ces deux personnages contribuèrent à lui faire reconquérir sa liberté. Par reconnaissance, il modela Feffigie de ses libérateurs, tout comme Leone Leoni celle d'André Doria.
Gandida et Leone Leoni se complurent, sentiment très humain, à rappeler le souvenir de leurs malheurs ; l'un représenta la tour où il avait gémi, l'autre figura ses fers et la petite barque sur laquelle il s'était évadé ^. Seulement, l'artiste du xv^ siècle se montre plus modeste que celui du xvi^; son portrait n'apparaît pas, et Fénigme qui le concerne .se déguisait si bien dans un coin de la médaille que l'explication perdue n'avait pas été retrouvée.
A quel moment précis Gandida passa-t-il à la cour de France? Nous l'ignorons, comme tant d'autres détails de la vie de cet artiste. Il est permis de