Rec. num., 1894, pp
2. Pion, Leone Leoni, pi. i et pi. xxix, n° 2. — Armand, Les Médailleurs italiens, t. I, p. 164, et t. III, p. 68.
JEAN DE CAXDIDA 31
croire qu'il y suivit de près son protecteur et ami, J. de la Gruthuse.
Pour quels motifs abandonna-t-il le service de Maximilieri? Sans doute parce que le roi de France, plus puissant et plus riche que Tarchiduc, lui offrit une situation meilleure. Ainsi que nous l'avons déjà dit à propos de Pietro da Milano ', il n'y a pas à se préoccuper de ces changements de maîtres et à supposer, pour les expliquer, des faits extraordinaires : on offrait ses services pour de l'argent et des titres, et on se donnait au plus offrant.
La trahison même était d'une pratique fort courante en tous pays. Il faut avouer pourtant ou que les serviteurs de la maison de Bourgogne furent très avides de changement, ou bien que les arguments trébuchants employés par Louis XI furent particulièrement appréciés par eux. La désertion des serviteurs sur lesquels les princes bourguignons pouvaient le plus compter est une chose qui nous paraît singulièrement attristante, mais qui ne semble pas avoir soulevé l'indignation des contemporains. On peut ajouter (jue, dans ce genre d'exploit, les compatriotes de notre Gandida ne se laissèrent point dépasser. Nous voyons, il est vrai, un guerrier, comme Jacopo Galeota^, servir loyalement les partis les plus opposés ; mais en revanche, le prince Frédéric de Tarente, venu pour solliciter la main de Marie de