‹ Jean de CandidaChapitre 15 sur 67 · Reu. num., 1893, pp · texte numérisé non relu

Reu. num., 1893, pp

2. Valton, Revue num., 1887, pp. 76-80 et pi. m. — P. -M. Perret, Jacques Galéot et la rcpubliifue de Venise. Bibl. de l'Ec. des Ckarles, 1891, pp. 590- 614. — Les Galeotu avaient eu des alliances avec les Filangieri. Casa Fi/angieri, pp. 94, 95.

Bourgogne, s'enfuit, après avoir combattu à Granson, juste à la veille de la bataille de Morat, à l'instigation de cet Angelo Catho, qui reçut plus tard*la récompense de ses perfidies. Mais un maître traître fut assurément ce comte de Campobasso, Napolitain comme les trois personnages précédents, et d'une famille alliée à celle de Candidat On sait qu'après avoir vainement offert à Louis XI et à René de Lorraine de les délivrer de son maître, il s'enfuit pendant la bataille de Nancy, au moment même où apparaissaient les Suisses du duc de Lorraine, et causa ainsi la mort de Charles le Téméraire. On verra plus tard un humaniste célèbre, Giovanni Pontano, comblé d'honneurs par les rois de Naples, embrasser avec enthousiasme la cause de Charles VIII, accepter le titre de conseiller du roi de France et prononcer le panégyrique du vainqueur, sans épargner les princes d'Aragon ; ingratitude rachetée d'ailleurs plus tard par un retour aussi convaincu à ses anciens maîtres, triomphants à leur tour. Laissons de côté ces Bourguignons, serviteurs intimes, sur la fidélité desquels leurs maîtres auraient dû pouvoir compter, les Philippe Pot, les Gommines, les Des Querdes, les Guy de Rochefort-. Ils se donnaient au plus généreux, au plus riche, et mettaient dans leurs trahisons une naïve impudence qui nous stupéfie.

Nous avons assez montré de quelle façon se comportaient les émigrés napolitains, parents ou amis

Page 1