Burchard, loc. cit., t. II, pp
3. A. de Boislisle, loc. cit., année 1880, p. 294. Lettre de Belgiojoso à Ludovic, 29 septembre 1493.
produisent que nous ne connaîtrons pas. » Aussi demande-t-il, ignorant tout ce qui est arrivé depuis son départ de la cour, pourquoi on hésite tant à le faire partir. « On perd un temps précieux, et si Ton ne se met pas immédiatement en route pour Rome, x>n court le risque d'arriver trop tard et à un moment inopportun. » On le sent d'un bout à l'autre de cette lettre, Rome est le vrai but du voyage; les stations à Milan et à Florence n'ont qu'un intérêt secondaire pour ce qu'il appelle notre affaire « negotium nostrum ». On est suffisamment renseigné, ajoute-t-il, sur les choses de Milan et par le comte Charles de Belgiojoso qui est auprès du roi « cum comes Carolus sit apud vos^ », et par l'ambassadeur français qui vient d'arriver dans cette ville.
Pas de doute possible. Cette affaire si importante, ce « negotium nostrum » qui doit être traité à Rome, et pour lequel il est nécessaire de gagner les bonnes grâces des cardinaux et du Pape, ne peut être que l'affaire du chapeau, à laquelle s'intéressent à la fois le duc de Milan- et le roi de France, et qui sert à ce moment de pierre de touche pour juger des sentiments du Pape à l'égard de la France.
Voyons quelles nouvelles avaient pu ariiver à la cour de France et quelles choses s'y étaient passées depuis le départ de Candida pour Lyon. Les dépêches des ambassadeurs italiens permettront peut-être de donner quelque précision à ces recherches. Voyons rapidement où en sont alors les affaires d'Italie.