Casa Filangieri, loc. cit., p
3. Saierne, Cotrone, Chiaramonte, Cclano, etc. — A. de Boislisie, loc. cit., année 1880, p. 250.
4. C'est encore un Italien, comme Candida, Squarciafico, qui est chargé, par Charles VHI, vers la même époque, de faire des remontrances au Pape. — A. de Boislisie, loc. cit., année liSO, p. 225.
arrêt dont Candida se plaint si amèrement dans sa lettre ? « Pourquoi ne pas aller droit son chemin, toucher en passant Milan et Florence, laisser même au besoin ces deux villes de côté et courir à Rome où se joue la partie intéressante? »
Briçonnet, évidemment, était fort courroucé de n'avoir pas été compris dans la dernière promotion de cardinaux et de n'avoir été confirmé ni dans son évêché de Saint-Malo, ni dans aucun de ses bénéfices; mais cette cause de mécontentement était antérieure au départ de Candida de Tours. 11 faut trouver autre chose.
Quand les deux émissaires, Candida et l'évêque de Lodève, quittent la cour, l'expédition paraît décidée : Ludovic a accepté la direction des affaires en Italie, Etienne de Vesc et Briçonnet s'occupent de réunir l'argent nécessaire ^ Aussi Candida semble-t-il très fondé à se demander à quoi bon aller à Milan dont on connaît si bien la politique par le comte Charles (de Belgiojoso), et à Florence que l'on réduirait aisément à l'inaction, puisque, à côté de Pierre de Médicis, il y a un puissant parti favorable à la France. C'est que, évidemment, depuis le départ de ces deux émissaires, les choses se sont modifiées.
Par une lettre écrite de Tours à Pierre de Médicis, le 3 novembre 1493, par l'évêque d'Arezzo- (Gentile Becchi), nous apprenons que « M. de Lodève, fils de M. de Saint-Malo, ira représenter la France à