lettre et l'"' discours du recueil. 6. l'° lettre
6, 1" discours.
5G H. ntî i,A TOUR
qu'il devait prononcer en présence de Maximilien à « Meminghen », sur la paix à conclure et ses avantages.
Ce Guillaume de la Mare était un homme de valeur, qui mérita d'être cité dans \ Addilionnaire de Trithemius. Il était lié personnellement ou du moins en relations épistolaires avec les intelligences les plus cultivées de l'époque, au nombre desquelles beaucoup d'amis et de compatriotes de Candida : l'historien Paul Emile (10% 16' et 32" lettres); Fauste Andrelin, poète royal (17' lettre); Pierre de Courthardi, chevalier de l'ordre royal et premier président du Parlement de Paris, celui dont nous avons la médaille de la main même de Candida (36" lettre); Guillaume de Poitiers, chambellan du roi et chevalier de Saint-Michel, qui l'avait recommandé à Robert Briçonnet (39* lettre) ; Charles de Hautbois, évêque de Tournai (40* lettre) ; Antoine Bohier, abbé de Fécamp et de Saint-Ouen, président de l'Echiquier de Normandie, frère de Thomas qu'il compte parmi ses protecteurs (44* et 48* lettres) ; Adrien Gouffier, évêque de Coutances (9* discours), et une foule d'autres.
Parmi les correspondants de G. de la Mare, il faut citer encore ses deux frères, Jean, évêque deCondom, et Rolland. Jean de la Mare fut, au dire de Bretonneau *, un prélat pieux et instruit, plein de vertu et de savoir, qui passait pour l'orateur le plus éloquent du clergé de France. Le cardinal de Saint-Malo appréciait à ce point l'évêque de Condom ([uc, lorsqu'il
1. Bretonneau, loc. cit., pp. 82-83, citant B. d'Argentré et A. Le Ferron.
,ri:AN ni: candida ^)1
voulut consoler Anne de Bretagne au moment de la mort de Charles VllI, il se fit accompagner par lui pour faire exhorter cette pieuse reine à la patience'.
Jean de Candida qui par deux fois modela l'effigie de Robert Briconnet, qui fit la médaille de Pierre Briçonnet et celle du gendre de Guillaume Briconnet. Thomas Bohier, qui fut l'ami des deux frères, Robert et Guillaume Briçonnet, était sûrement lié avec le secrétaire intime de ces deux personnages et avec le frère de ce dernier, l'éloquent évèque de Condom. Aussi l'humaniste a-t-il voulu conserver le nom de l'artiste dans son recueil de lettres et le sauvegarder de l'oubli.
Etant donnée l'importance de cette lettre, il nous paraît bon de la mettre de nouveau sous les yeux du lecteur, bien qu'elle ait été déjà publiée par M. Léopold Delisle-.
(( Robertus, etc. Joanni Candide summo et oratori et historico ac sculptorie artis atque plastices hac aetate omnium consummatissimo S. P. D. XXII.
Amice charissime, ternas epistolas tuas, figuras et imaginis nostrae sigillo impressas, atque argentcum nummisma recepimus, quibus nihil desit omnino prêter spiraculum, adeo me ad vivum effinxisti. Scio quid gestias, visamicitiamnostram etiam perseverare post mortem, ac perenni hominum memoria contineri, quod mihi quoque jucundum est. Négocia vero tua ne cures, curabo enim ea quam accuratissime. Vale. »